Rentrée politique ADCI, Assalé Tiémoko depuis à Tiassalé : "Je ne fuis pas" © Crédit photo DR - Yessouan.ci
Dix jours après avoir passé plus de quinze heures en audition à la préfecture de police d'Abidjan et une hospitalisation à l'Institut de cardiologie, Assalé Tiémoko Antoine était samedi 2 mai 2026 sur la place publique de Tiassalé pour la rentrée politique de son mouvement ADCI (Aujourd'hui et Demain, la Côte d'Ivoire). La place était pleine. Les premières délégations étaient arrivées dès 3 heures du matin.
Debout face à ses partisans, vêtus pour la plupart en jaune, couleur du mouvement, le maire de Tiassalé n'a pas esquivé sa situation judiciaire. Il a choisi de l'affronter en quatre mots : « Je ne fuis pas. » Il a précisé sa pensée : « Que je sois là ou que je ne sois pas là, ce qu'ils veulent faire, ils le feront. » Ni appel à la résistance, ni victimisation. Un homme qui a dit ce qu'il a à dire, et qui reste.
Lire aussi : Rentrée politique ADCI, Don Mello à Tiassalé aux côtés d'Assalé Tiémoko
L'opposition ivoirienne avait fait le déplacement en ordre groupé. Le FPI (Front Populaire Ivoirien), le PPA-CI (Parti des Peuples Africains - Côte d'Ivoire), le PDCI-RDA (Parti Démocratique de Côte d'Ivoire - Rassemblement Démocratique Africain) et le COJEP — envoyé par Charles Blé Goudé — ont tous pris la parole pour exprimer leur soutien. Jean-François Kouassi, au nom du FPI, a déclaré : « Courage à toi Président. Si tu es persécuté aujourd'hui, tu seras président demain. » Ahoua Don Mello, lui, était passé la veille en privé à la mairie pour un entretien de travail.
Debout face à ses partisans, vêtus pour la plupart en jaune, couleur du mouvement, le maire de Tiassalé n'a pas esquivé sa situation judiciaire. Il a choisi de l'affronter en quatre mots : « Je ne fuis pas. » Il a précisé sa pensée : « Que je sois là ou que je ne sois pas là, ce qu'ils veulent faire, ils le feront. » Ni appel à la résistance, ni victimisation. Un homme qui a dit ce qu'il a à dire, et qui reste.
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L'opposition ivoirienne avait fait le déplacement en ordre groupé. Le FPI (Front Populaire Ivoirien), le PPA-CI (Parti des Peuples Africains - Côte d'Ivoire), le PDCI-RDA (Parti Démocratique de Côte d'Ivoire - Rassemblement Démocratique Africain) et le COJEP — envoyé par Charles Blé Goudé — ont tous pris la parole pour exprimer leur soutien. Jean-François Kouassi, au nom du FPI, a déclaré : « Courage à toi Président. Si tu es persécuté aujourd'hui, tu seras président demain. » Ahoua Don Mello, lui, était passé la veille en privé à la mairie pour un entretien de travail.
Système de parrainage, pauvreté et jeunesse : les trois axes du discours
Sur le fond politique, Assalé Tiémoko a articulé son propos autour de trois points. Premier axe : le système de parrainage pour les candidatures à la présidentielle. La candidature de l'ADCI avait été rejetée. Ses représentants aux législatives avaient été bloqués hors de l'Assemblée nationale. Il a qualifié le dispositif de parrainage d'opaque : aucun citoyen ne peut vérifier si sa signature a été comptabilisée, aucun observateur ne peut auditer le processus.
Deuxième axe : la pauvreté de masse malgré la croissance affichée. Il a cité un chiffre : près de 12 millions d'Ivoiriens survivent avec moins de 600 francs CFA par jour. Troisième axe : un message direct à la jeunesse. « Vous n'avez pas besoin de compassion. Vous avez besoin d'opportunités réelles. ADCI est né pour que plus jamais un jeune Ivoirien ne soit condamné à l'oubli ou à faire ses valises faute d'avoir une place ici, dans son propre pays. »
Fondé à Yamoussoukro il y a deux ans, l'ADCI revendique une ligne progressiste et républicaine, centrée sur la transformation locale des matières premières et la création d'emplois.
Deuxième axe : la pauvreté de masse malgré la croissance affichée. Il a cité un chiffre : près de 12 millions d'Ivoiriens survivent avec moins de 600 francs CFA par jour. Troisième axe : un message direct à la jeunesse. « Vous n'avez pas besoin de compassion. Vous avez besoin d'opportunités réelles. ADCI est né pour que plus jamais un jeune Ivoirien ne soit condamné à l'oubli ou à faire ses valises faute d'avoir une place ici, dans son propre pays. »
Fondé à Yamoussoukro il y a deux ans, l'ADCI revendique une ligne progressiste et républicaine, centrée sur la transformation locale des matières premières et la création d'emplois.

