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Fête des Libertés MGC 2026 : 36 ans de multipartisme ivoirien disséqués à Abidjan


Dimanche 3 Mai 2026

Le Mouvement des Générations Capables (MGC) de Simone Ehivet Gbagbo a organisé samedi 2 mai 2026 à Cocody un panel sur l'état de la démocratie en Côte d'Ivoire depuis 1990.



MGC de Simone Gbagbo, panel sur 36 ans de multipartisme en Côte d'Ivoire © Crédit photo DR - Yessouan.ci
MGC de Simone Gbagbo, panel sur 36 ans de multipartisme en Côte d'Ivoire © Crédit photo DR - Yessouan.ci
Le Mouvement des Générations Capables (MGC), présidé par Simone Ehivet Gbagbo, a tenu samedi 2 mai 2026 la quatrième édition de sa Fête des Libertés dans un complexe hôtelier de la commune de Cocody-Golf, à Abidjan. L'édition 2026 a rompu avec le format habituel de meeting et de défilés pour adopter un cadre de réflexion académique autour du thème : « 1990-2026, 36 ans de multipartisme en Côte d'Ivoire : quelles avancées démocratiques et quelles libertés réelles pour les citoyens ? ».

Plus de 500 participants ont pris part aux travaux. Parmi les organisations représentées : le PPA-CI, dont la vice-présidente Angèle Boka, le NDI (National Democratic Institute), la CEDEAO, l'ambassade d'Égypte, ainsi que plusieurs partis politiques — Don Mello, le COJEP, Objectif République, le PSD, Aube Nouvelle, le GPP — et des syndicats autonomes. Le PDCI-RDA et le RHDP, pourtant invités, n'ont pas répondu présent.

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Quatre sous-thèmes ont structuré les débats. Le ministre Koffi Koffi Lazare a retracé l'histoire du multipartisme ivoirien de 1990 à 2026, rappelant que ce système existait déjà à l'époque coloniale. L'enseignant-chercheur Paul Agoubli a, lui, prévenu que la multiplication des institutions ne garantit pas la démocratie : « Partout où la démocratie est en souffrance, l'État est fragile », a-t-il déclaré, ajoutant que l'élection seule ne suffit pas à assurer la paix.

Libertés publiques et souveraineté au cœur des échanges

Depuis les États-Unis où il séjournait, Semien Eric-Aimé, président de l'Observatoire Ivoirien des Droits de l'Homme, est intervenu par visioconférence. Il a pointé les choix étatiques qui diluent la séparation des pouvoirs et, par effet de domino, réduisent les libertés publiques.

Le professeur Traoré Dominique a conclu les présentations en posant la question des conditions d'une démocratisation durable : « Il faut reprendre notre bâton de pèlerin pour obtenir un cadre de dialogue permanent », a-t-il plaidé, jugeant indispensable la formation politique des citoyens. Don Mello a pour sa part établi une distinction entre multipartisme et démocratie, affirmant que « la démocratie est une culture » et que la souveraineté en est une condition préalable.

À l'issue des travaux, Simone Ehivet Gbagbo a qualifié la journée d'« historique par la qualité et la profondeur des questions débattues ». Un rapport général assorti de recommandations sera produit pour alimenter le débat démocratique national.

Diplômé de l'École supérieure de journalisme de Lille (ESJ Lille), avec une spécialisation en... En savoir plus sur cet auteur






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