Un célibataire inscrit sur des sites de rencontre en ligne fait la connaissance d'un profil qui retient son attention. Les échanges migrent rapidement vers un réseau social, et la relation prend une tournure intime : les deux interlocuteurs se partagent des photographies à caractère personnel.
La situation se dégrade quelques semaines plus tard. L'interlocuteur, qui se présentait comme une relation amoureuse, adresse à M. C. M. des messages de menace : 250 000 francs CFA à verser, ou les images seraient rendues publiques sur les réseaux sociaux.
La victime décide de ne pas céder. Elle saisit la Plateforme de Lutte Contre la Cybercriminalité (PLCC), unité spécialisée dans le traitement des infractions numériques. Une enquête est ouverte, qui aboutit à l'interpellation du mis en cause, identifié sous les initiales C. I.
La situation se dégrade quelques semaines plus tard. L'interlocuteur, qui se présentait comme une relation amoureuse, adresse à M. C. M. des messages de menace : 250 000 francs CFA à verser, ou les images seraient rendues publiques sur les réseaux sociaux.
La victime décide de ne pas céder. Elle saisit la Plateforme de Lutte Contre la Cybercriminalité (PLCC), unité spécialisée dans le traitement des infractions numériques. Une enquête est ouverte, qui aboutit à l'interpellation du mis en cause, identifié sous les initiales C. I.
De la menace à la comparution
Placé en garde à vue, C. I. reconnaît avoir orchestré le stratagème pour soutirer de l'argent à sa cible. Il affirme ne pas avoir voulu lui causer de tort — une position que le parquet n'a pas retenue. Il a finalement été déféré pour menace de publication de données à caractère sexuel et escroquerie portant sur 23 000 F CFA effectivement perçus.
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Les poursuites s'appuient sur l'article 60 du Code pénal ivoirien et sur l'article 66 de la loi n° 2013-451 du 19 juin 2013 relative à la lutte contre la cybercriminalité. Ce texte, qui fait de la Côte d'Ivoire l'un des rares pays d'Afrique de l'Ouest disposant d'un arsenal juridique spécifique en la matière, prévoit des sanctions pour toute personne qui exploite des contenus intimes à des fins d'extorsion ou d'intimidation.
Ce type d'affaire, couramment appelé « sextorsion », se multiplie sur le continent. Les victimes, souvent réticentes à porter plainte par crainte du regard social, sont encouragées par la PLCC à se manifester sans délai afin de préserver les preuves numériques nécessaires aux enquêtes.
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Ce type d'affaire, couramment appelé « sextorsion », se multiplie sur le continent. Les victimes, souvent réticentes à porter plainte par crainte du regard social, sont encouragées par la PLCC à se manifester sans délai afin de préserver les preuves numériques nécessaires aux enquêtes.


