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Menace d'images intimes en Côte d'Ivoire : une femme arrêtée pour extorsion après une rupture


Vendredi 22 Mai 2026

Une femme a été déférée au parquet d'Abidjan pour menace de diffusion d'images intimes après avoir exigé 500 000 FCFA par mois à son ex-compagnon.



Menace d'images intimes en Côte d'Ivoire  une femme arrêtée pour extorsion après une rupture © Crédit photo DR
Menace d'images intimes en Côte d'Ivoire une femme arrêtée pour extorsion après une rupture © Crédit photo DR
Une femme identifiée sous les initiales Y.A.M. a été présentée au parquet d'Abidjan pour menace de publication d'images à caractère sexuel sur Internet, en vertu de la loi n° 2013-541 du 19 juillet 2013 relative à la lutte contre la cybercriminalité. Les faits ont été portés à la connaissance de la Police de Lutte Contre la Cybercriminalité (PLCC), qui a conduit les investigations ayant abouti à son interpellation.

Selon les éléments de l'enquête, Y.A.M. entretenait une relation amoureuse avec un homme désigné sous les initiales S.G.T. Après leur séparation, elle a commencé à exercer des pressions financières et matérielles sur son ex-compagnon, en le menaçant de divulguer des images intimes à son épouse et de les publier sur Internet. Ses exigences comprenaient un versement mensuel de 500 000 FCFA, l'achat d'un téléphone portable, l'acquisition d'un véhicule et d'un logement, l'importation de mèches depuis la Chine et le financement d'un magasin.

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S.G.T., craignant pour sa réputation et sa vie conjugale, a saisi la PLCC. L'enquête ouverte a permis d'identifier et d'interpeller Y.A.M. Lors de son audition, elle a reconnu les menaces tout en affirmant ne pas avoir procédé à une publication publique des contenus. Elle a néanmoins admis avoir transmis ces images à sa secrétaire ainsi qu'à l'épouse de la victime.

La PLCC mobilisée contre le chantage aux images intimes

Ce dossier illustre un phénomène en progression en Côte d'Ivoire : le cyberchantage à partir de contenus intimes, communément appelé « revenge porn » ou sextorsion. La PLCC, unité spécialisée de la Police Nationale ivoirienne, traite un nombre croissant de plaintes liées à ce type d'infractions depuis l'entrée en vigueur de la loi de 2013 sur la cybercriminalité. Les victimes, souvent des hommes en situation conjugale exposée, hésitent fréquemment à porter plainte par crainte du scandale, ce qui favorise la récidive des auteurs.

Toute personne victime de menaces liées à des contenus intimes peut saisir la PLCC directement, sans attendre la diffusion effective des images.







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