Côte d'Ivoire : croissance à 6,8% et budget à 22 315 milliards en 2029


Mercredi 17 Juin 2026

Le ministre Adama Coulibaly a présenté mardi 16 juin 2026 au Sénat le DPBEF 2027-2029 : croissance projetée à 6,8% en moyenne, budget en hausse constante jusqu'en 2029.



Côte d'Ivoire : croissance à 6,8% et budget à 22 315 milliards en 2029 © Crédit photo DR
Le ministre de l'Économie, des Finances et du Budget, Adama Coulibaly, a exposé mardi 16 juin 2026 devant les sénateurs réunis à Yamoussoukro le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEF) 2027-2029, dans le cadre du débat d'orientation budgétaire. Cet exercice, prévu par la loi organique relative aux lois de finances, fixe les grandes orientations économiques et financières du gouvernement à moyen terme. Il ne donne pas lieu à un vote. Adama Coulibaly avait déjà présenté ce même document devant les députés 72 heures plus tôt.

Sur la période 2027-2029, la croissance économique est projetée à une moyenne de 6,8 %, avec un pic attendu à 7,7 % en 2029. Ces projections s'inscrivent dans un contexte international marqué par des incertitudes, sur lequel le gouvernement table sur la résilience de l'économie nationale. « Nous avons une croissance soutenue sur toute la période, portée par le dynamisme de nos secteurs productifs et les réformes engagées », a déclaré Adama Coulibaly devant les sénateurs.

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Sur le plan budgétaire, les ressources de l'État sont attendues en progression régulière : 18 466 milliards de francs CFA en 2027, contre 17 350 milliards en 2026, puis 20 485 milliards en 2028 et 22 315 milliards en 2029. Les recettes fiscales suivent la même trajectoire, passant de 8 818 milliards en 2027 à 11 512 milliards en 2029. Le ministre a identifié la mobilisation des ressources intérieures comme levier central : « C'est cela qui nous permettra d'avoir de meilleurs indicateurs », a-t-il insisté.

Dette maîtrisée et 28 % du budget pour le capital humain

Le déficit budgétaire, ramené de 6,7 % du Produit intérieur brut (PIB) en 2022 à 3 % en 2025, remonterait à 3,8 % en 2026 avant de retrouver le seuil de 3 % dès 2028, conformément aux normes de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Le ratio dette/PIB, qui atteignait 59,5 % en 2024, devrait reculer à 52,8 % en 2029. « La dette est maîtrisée et nous sommes engagés dans un véritable processus de désendettement », a affirmé le ministre.

Cette programmation s'aligne sur le Plan national de développement (PND) 2026-2030. Dans ce cadre, 28,3 % des ressources budgétaires seront affectées au capital humain — éducation, santé, emploi et protection sociale — et près de 49 % aux infrastructures structurantes, aux pôles économiques régionaux et aux investissements liés à la transition écologique. Parmi les réformes annoncées figurent la rationalisation des exonérations fiscales, la digitalisation de l'administration fiscale et douanière, ainsi que la mise en place progressive d'une fiscalité verte, notamment à travers une taxe carbone.


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