Décès du douanier Coulibaly Lamtou : Vincent Toh Bi relance le débat sur les gnambros


Lundi 17 Aout 2026

Décès du douanier Coulibaly Lamtou : Vincent Toh Bi revient sur les gnambros et alerte sur leur retour dans les gares et villes.



Le décès du sergent-chef Coulibaly Lamtou à Yamoussoukro continue de provoquer de nombreuses réactions. Alors que les circonstances exactes du drame restent à établir, Vincent Toh Bi interpelle sur le phénomène des gnambros et les enjeux sécuritaires qui l’accompagnent.

Vincent Toh Bi revient sur son expérience à Abidjan

Dans une publication mise en ligne ce lundi 17 août 2026, l’ancien préfet d’Abidjan évoque les violences liées aux groupes de transporteurs qu’il dit avoir observées ou documentées durant son passage à la tête de la préfecture, en 2019.
 

Vincent Toh Bi rappelle plusieurs épisodes survenus à Abidjan. Il cite notamment un meurtre à Koumassi, des faits de racket dans certaines gares routières ainsi que la mort d’un jeune gendarme à Yopougon.
 

À l’époque, l’ancien préfet affirme avoir rassemblé des informations sur les activités criminelles attribuées à certains de ces groupes. Il indique également avoir engagé des opérations de sécurisation dans les gares et les zones liées au transport.
 
Selon son témoignage, ces interventions avaient permis de démanteler plusieurs groupes. Elles auraient aussi contribué à faire reculer certaines pratiques de racket pendant une période.
 


Le décès de Coulibaly Lamtou ravive les interrogations

La prise de parole de Vincent Toh Bi intervient après la mort du douanier Coulibaly Lamtou à Yamoussoukro. Le sergent-chef avait été filmé lors d’une altercation avec plusieurs personnes présentées comme des membres d’un syndicat de transporteurs.
 

La scène s’est déroulée dans une gare routière. D’après les informations rapportées, l’incident serait parti d’un différend lié à un accident impliquant un taxi communal.
 

Au cours de la bagarre, le douanier aurait reçu un coup à la tête avant de s’effondrer. Il aurait ensuite été conduit dans un établissement de santé pour recevoir des soins, où il serait finalement décédé.
 

L’épouse du défunt affirme par ailleurs que le corps de son mari a été retrouvé dans un lac à Yamoussoukro. Cette déclaration ajoute de nouvelles interrogations autour des circonstances de sa disparition et de son décès.
 

Pour Vincent Toh Bi, cette affaire pose également la question de la présence actuelle des gnambros dans les espaces de transport. Il estime que ces groupes seraient à nouveau présents dans certaines gares et aux entrées des villes.
 
L’ancien préfet appelle ainsi les autorités administratives, institutionnelles et sécuritaires à rester vigilantes. Il les invite à agir face aux phénomènes susceptibles, selon lui, de fragiliser l’autorité de l’État.



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