Menu

Vincent Toh Bi Irié interpelle Ouattara sur le comportement de ses ministres : "ils n'ont plus peur de vous"


Jeudi 11 Juin 2026

Vincent Toh Bi Irié, ancien préfet d'Abidjan, a publié jeudi 11 juin 2026 une lettre ouverte au président Ouattara sur le comportement de certains ministres.



Vincent Toh Bi Irié interpelle Ouattara sur le comportement de ses ministres  © Crédit photo DR
Vincent Toh Bi Irié interpelle Ouattara sur le comportement de ses ministres © Crédit photo DR
L'ancien préfet d'Abidjan, Vincent Toh Bi Irié, a publié jeudi 11 juin 2026 sur sa page Facebook une lettre ouverte adressée au président de la République, Alassane Ouattara. Dans ce texte au ton direct, il dénonce le comportement de certains membres du gouvernement et hauts cadres de l'État, qu'il accuse d'agir sans crainte de sanction ni souci de redevabilité.

Toh Bi Irié pointe notamment l'affichage ostentatoire des richesses de certains responsables sur les réseaux sociaux, des réceptions jugées trop fastueuses, et des prestations publiques — y compris lors du journal télévisé de 20h — qu'il qualifie de faibles et sans impact. Il évoque également des cortèges de véhicules avec gyrophares et escortes attribués à des proches d'officiels sans mandat institutionnel, ainsi que des attitudes d'arrogance envers les citoyens.

Lire aussi : CEI dissoute, Vincent Toh Bi Irié réagit: "On n'aura rien résolu par une seule dissolution"

L'auteur rappelle l'époque du premier mandat présidentiel, à partir de 2011, comme période de référence en matière de rigueur administrative. Il cite la dissolution d'un comité restreint instauré à la Primature pour encadrer les nominations, et évoque ce qu'il décrit comme un relâchement des codes de conduite après sept ans d'exercice du pouvoir.

Une mise en garde politique sur l'image présidentielle

Toh Bi Irié s'adresse directement au chef de l'État pour lui signifier que le comportement de son entourage nuit à sa crédibilité et irrite une population qu'il décrit comme en souffrance. Il rappelle avoir fait partie de ceux qui souhaitaient que le président ne se représente pas, non par opposition à sa personne, mais pour éviter l'installation d'une gestion routinière du pouvoir.

La lettre s'achève sur une interpellation sans ambiguïté : l'ancien préfet demande au président de tirer les conséquences de la situation qu'il décrit. Ce type de prise de parole publique d'un ancien haut fonctionnaire ivoirien, formulée nommément et sur les réseaux sociaux, est peu fréquent dans le paysage politique du pays.

Diplômé de l'École supérieure de journalisme de Lille (ESJ Lille), avec une spécialisation en... En savoir plus sur cet auteur






Examens fin d'année | Concours administratifs | Lois et règlements | Vidéos | Actualité | Eco-Finance | Sports | Conseil des ministres | Politique | Société | Médias | Who's Who | Communiqués


Inscription à la newsletter




Petites annonces

Flux RSS