Déguerpissements à Koumassi-Campement et Cocody : le MGC de Simone Gbagbo réclame justice et relogement © Crédit photo DR
Le Mouvement des Générations Capables (MGC), parti de l'ex-Première Dame Simone Gbagbo, a rendu publique le mercredi 11 juin 2026 une déclaration relative aux opérations de déguerpissement conduites dans plusieurs quartiers du District autonome d'Abidjan. Le texte, signé par le Professeur Traoré Klognimban Dominique, 1er vice-président et porte-parole du MGC, pointe les conditions de mise en œuvre de ces opérations et formule huit demandes adressées aux autorités.
Depuis le début de l'année 2024, des campagnes de démolition ont visé plusieurs sites : Gesco à Yopougon, Boribana à Attécoubé, Banco, Adjamé-Village, puis plus récemment Cocody, Vridi 3 et Koumassi-Campement. Ces dernières opérations, conduites en pleine période d'examens scolaires et en saison des pluies, ont exposé des milliers de familles à des conditions jugées précaires par le mouvement.
Le MGC a pris acte du communiqué publié le 10 juin 2026 par le Procureur de la République près le Tribunal de Première Instance d'Abidjan. Ce communiqué indique que la décision de justice invoquée pour justifier les démolitions à Koumassi-Campement n'autorisait aucune destruction, et que la demande formulée par un certain Alloui Brou Jacques avait été rejetée par le tribunal. Une enquête a été ouverte pour identifier les auteurs des actes commis, susceptibles de constituer des infractions pénales.
Lire aussi : Affaire démolitions à Koumassi Campement : mandat de recherche contre Alloui Brou Jacques
Le MGC considère toutefois que ce communiqué ne clôt pas le dossier. Le mouvement estime que la responsabilité ne saurait être réduite à un seul individu et appelle à établir les responsabilités à tous les niveaux — individuels, administratifs, institutionnels et politiques.
Depuis le début de l'année 2024, des campagnes de démolition ont visé plusieurs sites : Gesco à Yopougon, Boribana à Attécoubé, Banco, Adjamé-Village, puis plus récemment Cocody, Vridi 3 et Koumassi-Campement. Ces dernières opérations, conduites en pleine période d'examens scolaires et en saison des pluies, ont exposé des milliers de familles à des conditions jugées précaires par le mouvement.
Le MGC a pris acte du communiqué publié le 10 juin 2026 par le Procureur de la République près le Tribunal de Première Instance d'Abidjan. Ce communiqué indique que la décision de justice invoquée pour justifier les démolitions à Koumassi-Campement n'autorisait aucune destruction, et que la demande formulée par un certain Alloui Brou Jacques avait été rejetée par le tribunal. Une enquête a été ouverte pour identifier les auteurs des actes commis, susceptibles de constituer des infractions pénales.
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Le MGC considère toutefois que ce communiqué ne clôt pas le dossier. Le mouvement estime que la responsabilité ne saurait être réduite à un seul individu et appelle à établir les responsabilités à tous les niveaux — individuels, administratifs, institutionnels et politiques.
Huit demandes adressées aux autorités
Dans sa déclaration, le MGC formule huit demandes concrètes. Il réclame un recensement transparent des victimes assorti d'une assistance immédiate, la mise à disposition de sites d'hébergement temporaires décents, une aide financière d'urgence pour les ménages sinistrés et la prise en charge de leurs besoins essentiels — logement, santé, alimentation et scolarisation.
Le mouvement demande également la suspension ou la réévaluation des opérations de déguerpissement prévues pendant la saison des pluies, la mise en place d'un mécanisme d'indemnisation pour les personnes ayant perdu leurs activités, et l'engagement de l'Assemblée nationale pour l'adoption d'un cadre législatif encadrant les conditions, procédures et garanties sociales applicables à ces opérations. Enfin, le MGC réclame la création d'une commission indépendante chargée d'évaluer les conséquences humaines, économiques et sociales de l'ensemble de ces campagnes.
Le mouvement appelle l'État à élaborer un programme national de relogement garantissant qu'aucune famille ne soit privée d'abri sans solution alternative préalable.
Le mouvement demande également la suspension ou la réévaluation des opérations de déguerpissement prévues pendant la saison des pluies, la mise en place d'un mécanisme d'indemnisation pour les personnes ayant perdu leurs activités, et l'engagement de l'Assemblée nationale pour l'adoption d'un cadre législatif encadrant les conditions, procédures et garanties sociales applicables à ces opérations. Enfin, le MGC réclame la création d'une commission indépendante chargée d'évaluer les conséquences humaines, économiques et sociales de l'ensemble de ces campagnes.
Le mouvement appelle l'État à élaborer un programme national de relogement garantissant qu'aucune famille ne soit privée d'abri sans solution alternative préalable.

