La dialyse en Côte d'Ivoire change de visage. Ce jeudi, journée mondiale du rein, les chiffres parlent d'eux-mêmes : de trois centres d'hémodialyse en 2011, le pays est passé à dix-huit en 2025. Le nombre de générateurs de dialyse a bondi de 35 à 241 sur la même période, et les patients pris en charge sont passés de 280 à 1 400, selon le bilan gouvernemental 2011-2025.
Derrière ces statistiques, des histoires concrètes. Faustin Y. Mambo, enseignant et président des dialysés du Haut-Sassandra, faisait autrefois le trajet jusqu'à Yamoussoukro pour ses séances. Depuis l'ouverture du centre d'hémodialyse du Centre hospitalier régional de Daloa en septembre 2024, il n'a plus à le faire.
Derrière ces statistiques, des histoires concrètes. Faustin Y. Mambo, enseignant et président des dialysés du Haut-Sassandra, faisait autrefois le trajet jusqu'à Yamoussoukro pour ses séances. Depuis l'ouverture du centre d'hémodialyse du Centre hospitalier régional de Daloa en septembre 2024, il n'a plus à le faire.
Un réseau régional qui s'étend
Le centre de Daloa accueille aujourd'hui 63 patients dialysés chroniques. À Aboisso, dans la région du Sud-Comoé, une soixantaine de patients sont pris en charge depuis l'ouverture du centre de l'Établissement public hospitalier régional. À Korhogo, le centre du CHR, ouvert en avril 2017, reçoit une centaine de patients venus de toute la région nord, qui se rendaient auparavant à Bouaké.
La dialyse en Côte d'Ivoire est également subventionnée dans le réseau public : chaque séance revient à 1 750 FCFA au patient, contre 65 000 à 100 000 FCFA dans le secteur privé.
La dialyse en Côte d'Ivoire est également subventionnée dans le réseau public : chaque séance revient à 1 750 FCFA au patient, contre 65 000 à 100 000 FCFA dans le secteur privé.
La prévention, parent pauvre du dispositif
Chaque année, environ 12 000 nouveaux cas d'insuffisance rénale sont déclarés en Côte d'Ivoire, dont 1 200 en phase terminale. Les causes sont multiples : hypertension artérielle, diabète, hépatites B et C, paludisme grave, mais aussi l'automédication et le recours à des médicaments traditionnels non contrôlés.
Pour le Dr Dominique Koua, chef du centre de dialyse de Daloa, l'urgence est ailleurs. Ce néphrologue plaide pour un renforcement du dépistage précoce et de la prévention. Sur ce terrain, des ONG comme le Groupe Santé Rénale Côte d'Ivoire multiplient les campagnes : boire suffisamment d'eau, réduire le sel et l'alcool, lutter contre l'obésité, éviter le tabac. Des gestes simples, mais encore trop peu ancrés dans les habitudes.
La dialyse en Côte d'Ivoire progresse. Reste à convaincre les Ivoiriens d'agir avant d'en avoir besoin.
Pour le Dr Dominique Koua, chef du centre de dialyse de Daloa, l'urgence est ailleurs. Ce néphrologue plaide pour un renforcement du dépistage précoce et de la prévention. Sur ce terrain, des ONG comme le Groupe Santé Rénale Côte d'Ivoire multiplient les campagnes : boire suffisamment d'eau, réduire le sel et l'alcool, lutter contre l'obésité, éviter le tabac. Des gestes simples, mais encore trop peu ancrés dans les habitudes.
La dialyse en Côte d'Ivoire progresse. Reste à convaincre les Ivoiriens d'agir avant d'en avoir besoin.






