Tolérance Zéro sur les routes de Côte d'Ivoire : Oumar Sacko explique les enjeux de l'opération © Crédit photo DR
En Côte d'Ivoire, rouler sans assurance, sans visite technique ou sans casque expose désormais à une sanction immédiate. Depuis le 2 mars 2026, l'opération Tolérance Zéro déployée par le ministère des Transports sur l'ensemble du territoire ne laisse plus rien passer. Police, gendarmerie et agents du ministère sont sur le terrain, avec une consigne claire : zéro tolérance administrative pour tout manquement au code de la route.
Oumar Sacko, directeur général de la Direction Générale des Transports Terrestres et de la Circulation (DGTTC), rattachée au cabinet du ministre Amadou Koné, a accepté d'expliquer la philosophie de cette opération. "Ces contrôles vont concerner le permis de conduire, la visite technique, la vignette auto, l'assurance. Pour les engins à deux et trois roues, le port de casque est obligatoire, ainsi que le permis de conduire et l'assurance", précise-t-il.
Oumar Sacko, directeur général de la Direction Générale des Transports Terrestres et de la Circulation (DGTTC), rattachée au cabinet du ministre Amadou Koné, a accepté d'expliquer la philosophie de cette opération. "Ces contrôles vont concerner le permis de conduire, la visite technique, la vignette auto, l'assurance. Pour les engins à deux et trois roues, le port de casque est obligatoire, ainsi que le permis de conduire et l'assurance", précise-t-il.
Des chiffres qui ont convaincu le ministre de serrer la vis
Derrière l'opération Tolérance Zéro, il y a des statistiques qui ont pesé lourd dans la décision. En 2021, la Côte d'Ivoire a enregistré 1 600 tués sur ses routes, contre 800 en 2012. Le chiffre a donc doublé en dix ans. "Si rien n'avait été fait, en 2030, on se serait retrouvé avec plus de 3 000 morts", avertit Oumar Sacko.
La stratégie nationale de sécurité routière adoptée en 2021 visait une réduction de 25% des tués à l'horizon 2025. L'objectif n'a pas été pleinement atteint. "Le ministre des Transports, Amadou Koné, au regard des statistiques à fin 2025, a décidé de passer à une vitesse supérieure", explique le directeur général. L'opération Tolérance Zéro est la réponse directe à ce constat.
Pour renforcer le dispositif, la DGTTC a lancé un appel à contribution citoyenne, invitant les Ivoiriens à signaler les comportements dangereux sur la route. "Plus de 90% des accidents sont le fait de l'homme", rappelle Oumar Sacko. Des caméras du Système de Transport Intelligent sont déjà déployées, mais les yeux des citoyens constituent un complément que les autorités jugent indispensable.
La stratégie nationale de sécurité routière adoptée en 2021 visait une réduction de 25% des tués à l'horizon 2025. L'objectif n'a pas été pleinement atteint. "Le ministre des Transports, Amadou Koné, au regard des statistiques à fin 2025, a décidé de passer à une vitesse supérieure", explique le directeur général. L'opération Tolérance Zéro est la réponse directe à ce constat.
Pour renforcer le dispositif, la DGTTC a lancé un appel à contribution citoyenne, invitant les Ivoiriens à signaler les comportements dangereux sur la route. "Plus de 90% des accidents sont le fait de l'homme", rappelle Oumar Sacko. Des caméras du Système de Transport Intelligent sont déjà déployées, mais les yeux des citoyens constituent un complément que les autorités jugent indispensable.
Plaques fantaisistes et recours : ce que les usagers doivent savoir
Sur le front des plaques d'immatriculation irrégulières, le bilan s'annonce positif. "Dans le Grand Abidjan, qui représente environ 75% du parc automobile roulant, vous constatez que ces plaques ont disparu", indique Oumar Sacko. Un chiffre interpelle toutefois : selon le directeur général, 80% des véhicules concernés appartenaient à des agents des forces de défense et de sécurité. Environ 15 000 véhicules sont actuellement en cours de régularisation administrative.
Face aux usagers verbalisés qui contestent les contraventions, Oumar Sacko rappelle que des voies de recours existent. "Vous allez vers les Centres de Gestion Intégrée. Si vous n'êtes pas satisfaits, vous saisissez la DGTTC, et si nécessaire, le ministre des Transports." Les procédures sont disponibles sur les plateformes numériques du ministère.
À quelques jours des fêtes de Pâques, le directeur général conclut par un appel à la responsabilité : "On ne fête que quand on est en vie." Une phrase simple, adressée à tous ceux qui prendront la route dans les prochains jours.
Face aux usagers verbalisés qui contestent les contraventions, Oumar Sacko rappelle que des voies de recours existent. "Vous allez vers les Centres de Gestion Intégrée. Si vous n'êtes pas satisfaits, vous saisissez la DGTTC, et si nécessaire, le ministre des Transports." Les procédures sont disponibles sur les plateformes numériques du ministère.
À quelques jours des fêtes de Pâques, le directeur général conclut par un appel à la responsabilité : "On ne fête que quand on est en vie." Une phrase simple, adressée à tous ceux qui prendront la route dans les prochains jours.





