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El Hadj Mamadou Traoré précise les conditions de sa libération après deux ans de prison


Vendredi 7 Août 2026

Après sa sortie de prison, El Hadj Mamadou Traoré dément avoir bénéficié d'une grâce présidentielle et affirme avoir entièrement purgé sa peine de deux ans.



Mamadou Traoré précise les conditions de sa libération
Mamadou Traoré précise les conditions de sa libération
La libération d'El Hadj Mamadou Traoré suscite de nombreuses réactions en Côte d'Ivoire. Alors que certains y voient une conséquence des mesures d'apaisement annoncées par le président Alassane Ouattara, l'ancien proche collaborateur de Guillaume Soro tient à rétablir sa version des faits.


Selon lui, sa sortie de prison ne résulte d'aucune décision de clémence, mais de l'exécution complète de la peine prononcée par la justice.

El Hadj Mamadou Traoré écarte toute grâce présidentielle

Le jeudi 6 août 2026, à la veille de la célébration de la fête de l'indépendance, le président Alassane Ouattara a annoncé une grâce présidentielle concernant 4 661 détenus de droit commun. Le chef de l'État a également décidé d'accorder une remise de peine aux personnes dont le reliquat de condamnation ne dépassait pas 36 mois.
 

Le même jour, El Hadj Mamadou Traoré a retrouvé la liberté. Face aux nombreuses interprétations relayées sur les réseaux sociaux, il a rapidement pris la parole pour dissiper toute confusion.
 

« Je voudrais préciser que je n'ai bénéficié ni d'une liberté provisoire, ni d'une grâce présidentielle, ni d'une remise de peine », a-t-il déclaré.
 

Le proche de Guillaume Soro insiste sur le fait qu'il a simplement terminé d'exécuter la peine de deux ans de prison qui lui avait été infligée. « J'ai purgé les deux ans de prison que m'a donnés le juge. Pour parler comme les Ivoiriens, "j'ai gnimi kolo kolo mes deux boulons de kaba" », a-t-il ajouté, rejetant l'idée que sa libération s'inscrive dans une mesure de décrispation politique.

Une condamnation liée aux événements de 2024

Ancien directeur général de l'Institut national de formation sociale (INFS), El Hadj Mamadou Traoré avait été interpellé au lendemain des festivités de l'indépendance de 2024.
 

Il était poursuivi pour diffusion de fausses nouvelles après avoir exprimé une opinion sur le déroulement de la célébration du 7 août 2024. À l'issue de son procès, la justice l'avait condamné à deux ans de prison ferme.
 

Aujourd'hui libre, il affirme avoir traversé sa période de détention sans problème de santé majeur. « Pendant mes 24 mois d'incarcération, Dieu a eu Sa main sur moi. Je n'ai connu aucun malaise, aucune maladie. Je suis sorti de prison en bonne santé », a-t-il assuré.
 
L'ancien détenu précise néanmoins qu'il prévoit de réaliser un bilan médical dans les prochains jours afin de confirmer son état de santé.


Une sortie de prison qui alimente le débat politique

La libération d'El Hadj Mamadou Traoré intervient dans un contexte marqué par les mesures de grâce annoncées par les autorités ivoiriennes. Cette concomitance a alimenté de nombreuses spéculations sur une éventuelle volonté de décrispation du climat politique.

 
En réaffirmant avoir purgé intégralement sa peine, l'ancien responsable de l'INFS cherche à lever toute ambiguïté sur les conditions de sa remise en liberté. Une mise au point qui replace son dossier sur le terrain strictement judiciaire, malgré les nombreuses interprétations suscitées par le contexte politique.







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