Gbagbo écarte toute désignation de successeur à la tête du PPA-CI © Crédit photo DR
Laurent Gbagbo, réélu président du Parti des Peuples Africains - Côte d'Ivoire (PPA-CI) lors du congrès des 15 et 16 mai 2026, a annoncé le samedi 17 mai à Songon qu'il procéderait à une délégation de pouvoirs à un responsable chargé de la gestion quotidienne du parti. Cette annonce, faite devant des milliers de militants réunis pour la Fête de la Renaissance, a été accompagnée d'une mise au point ferme : cette délégation ne constitue pas une désignation de successeur.
« Lorsque je vais déléguer mes pouvoirs à quelqu'un, cela ne veut pas dire que je le nomme comme mon successeur. Pas du tout », a-t-il déclaré, anticipant les spéculations au sein du parti. Il a précisé que le délégataire assurera les tâches opérationnelles quotidiennes — les "courses du parti" selon ses propres mots — lorsque lui-même ne sera pas disponible pour les assumer directement.
Lire aussi : PPA-CI : Gbagbo veut déléguer ses pouvoirs, sans nommer de successeur
Avant de procéder à cette délégation, Gbagbo a indiqué qu'il organiserait deux congrès électifs : l'un pour la Ligue des jeunes du PPA-CI, l'autre pour la Ligue des femmes. Les dates devaient être annoncées dès le lundi 18 mai 2026. Ces deux structures renouvelleront leurs bureaux avant que la délégation de pouvoirs ne soit effective.
« Lorsque je vais déléguer mes pouvoirs à quelqu'un, cela ne veut pas dire que je le nomme comme mon successeur. Pas du tout », a-t-il déclaré, anticipant les spéculations au sein du parti. Il a précisé que le délégataire assurera les tâches opérationnelles quotidiennes — les "courses du parti" selon ses propres mots — lorsque lui-même ne sera pas disponible pour les assumer directement.
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Avant de procéder à cette délégation, Gbagbo a indiqué qu'il organiserait deux congrès électifs : l'un pour la Ligue des jeunes du PPA-CI, l'autre pour la Ligue des femmes. Les dates devaient être annoncées dès le lundi 18 mai 2026. Ces deux structures renouvelleront leurs bureaux avant que la délégation de pouvoirs ne soit effective.
"Si j'avais attendu d'être nommé, je ne serais jamais devenu président"
Pour couper court aux interprétations, Gbagbo a rappelé son propre parcours : sa candidature face à Félix Houphouët-Boigny dans les années 1990 n'a pas été le résultat d'une nomination mais d'un combat personnel. « Moi, si j'avais attendu d'être nommé, je ne serais jamais devenu président de la République dans ce pays », a-t-il lancé. Il a ajouté, sous les rires de la foule, que si la formule fonctionne, il pourra « danser comme Michael Jackson en allant derrière ».
Cette clarification intervient dans un contexte de questionnement récurrent sur l'avenir du PPA-CI, parti fondé par l'ancien chef d'État après son acquittement par la Cour Pénale Internationale (CPI) en 2019. Gbagbo, 80 ans, avait déclaré à la télévision, dans un entretien avec le journaliste Alain Foka, qu'il envisageait de se retirer au village après le « brouhaha » politique lié aux élections de 2025. Sa réélection à la présidence du parti, à la demande des militants, a modifié ce scénario.
Cette clarification intervient dans un contexte de questionnement récurrent sur l'avenir du PPA-CI, parti fondé par l'ancien chef d'État après son acquittement par la Cour Pénale Internationale (CPI) en 2019. Gbagbo, 80 ans, avait déclaré à la télévision, dans un entretien avec le journaliste Alain Foka, qu'il envisageait de se retirer au village après le « brouhaha » politique lié aux élections de 2025. Sa réélection à la présidence du parti, à la demande des militants, a modifié ce scénario.