Le COJEP, parti dirigé par Charles Blé Goudé, a rendu publique le 4 juin 2026 une déclaration dans laquelle il interpelle le gouvernement ivoirien sur les opérations de déguerpissement et de démolition en cours dans plusieurs quartiers du District d'Abidjan. Le texte, signé par le porte-parole Me Serge Ouraga, pointe les conditions dans lesquelles ces opérations se déroulent.
Le COJEP ne conteste pas le principe d'un réaménagement urbain. Il reconnaît explicitement « la nécessité de préserver l'ordre urbain » et « l'impératif de modernisation de la ville d'Abidjan ». Mais le parti met en cause la méthode : des familles entières, dont des femmes, des personnes âgées et des enfants, se retrouvent sans abri en pleine saison des pluies, dans une période qui coïncide avec les examens scolaires de fin d'année.
Lire aussi : Déguerpissements à Abidjan : Steve Beko (PPA-CI) réagit "Avant de détruire, il faut reloger"
La déclaration soulève une question centrale sur la responsabilité de l'État. Ces quartiers, rappelle le COJEP, se sont constitués sur des décennies, « au vu et au su de l'administration ». Le parti refuse que les populations les plus vulnérables « servent de boucs émissaires à des défaillances administratives accumulées depuis des années. »
Le COJEP ne conteste pas le principe d'un réaménagement urbain. Il reconnaît explicitement « la nécessité de préserver l'ordre urbain » et « l'impératif de modernisation de la ville d'Abidjan ». Mais le parti met en cause la méthode : des familles entières, dont des femmes, des personnes âgées et des enfants, se retrouvent sans abri en pleine saison des pluies, dans une période qui coïncide avec les examens scolaires de fin d'année.
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Une gouvernance urbaine en question
Le parti dénonce ce qu'il qualifie d'approche « essentiellement coercitive », privilégiant les démolitions là où auraient dû intervenir en amont la concertation et la planification. Pour le COJEP, les populations touchées sont avant tout victimes d'un système qui n'a pas su encadrer la croissance urbaine du pays.
Le COJEP appelle à concevoir le développement urbain comme « un projet collectif, construit avec les populations et au bénéfice des populations », et non comme une opération imposée aux plus démunis.
Le COJEP appelle à concevoir le développement urbain comme « un projet collectif, construit avec les populations et au bénéfice des populations », et non comme une opération imposée aux plus démunis.


