Lutte anti-orpaillage en Côte d'Ivoire © Crédit photo Gendarmerie Nationale - Yessouan.ci
Les escadrons de gendarmerie d'Aboisso et la brigade de Maféré ont conduit du mardi 21 au jeudi 23 avril 2026 des opérations de déguerpissement sur des sites d'orpaillage clandestin à Badolo, localité de la sous-préfecture de Kouakro, dans le département d'Aboisso. Dix individus ont été interpellés et seront déférés au Pôle pénal, économique et financier pour répondre de leur participation à cette exploitation frauduleuse.
Les gendarmes ont procédé à la destruction de 107 concasseurs, 21 motopompes et 44 dispositifs de lavage, ainsi que de nombreux abris de fortune et du matériel divers utilisé pour l'extraction illégale de l'or. L'ampleur des équipements saisis témoigne d'une organisation structurée sur le terrain.
Lire aussi : Orpaillage : la Côte d'Ivoire perd 4 600 milliards de FCFA
Ces opérations s'inscrivent dans le cadre des actions régulières menées par le Groupement spécial de lutte contre l'orpaillage illégal (GSLOI), unité créée par ordonnance présidentielle pour renforcer l'application du code minier, dont l'article 186 sanctionne l'exploitation non autorisée des ressources du sous-sol. La Côte d'Ivoire compte parmi les pays d'Afrique de l'Ouest les plus touchés par ce phénomène : 24 des 31 régions du pays sont concernées, et les pertes économiques liées à l'orpaillage clandestin ont été estimées à environ 958 millions de dollars entre 2005 et 2015.
Plus de 500 000 personnes dépendraient directement de cette activité illégale, selon les données disponibles. Les zones aurifères du Centre, de l'Est et du Nord — notamment Dabakala, Daoukro, Bouna et Boundiali — concentrent l'essentiel des sites actifs.
Les gendarmes ont procédé à la destruction de 107 concasseurs, 21 motopompes et 44 dispositifs de lavage, ainsi que de nombreux abris de fortune et du matériel divers utilisé pour l'extraction illégale de l'or. L'ampleur des équipements saisis témoigne d'une organisation structurée sur le terrain.
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Ces opérations s'inscrivent dans le cadre des actions régulières menées par le Groupement spécial de lutte contre l'orpaillage illégal (GSLOI), unité créée par ordonnance présidentielle pour renforcer l'application du code minier, dont l'article 186 sanctionne l'exploitation non autorisée des ressources du sous-sol. La Côte d'Ivoire compte parmi les pays d'Afrique de l'Ouest les plus touchés par ce phénomène : 24 des 31 régions du pays sont concernées, et les pertes économiques liées à l'orpaillage clandestin ont été estimées à environ 958 millions de dollars entre 2005 et 2015.
Plus de 500 000 personnes dépendraient directement de cette activité illégale, selon les données disponibles. Les zones aurifères du Centre, de l'Est et du Nord — notamment Dabakala, Daoukro, Bouna et Boundiali — concentrent l'essentiel des sites actifs.
Des sites vite réoccupés malgré les opérations de fermeture
Depuis 2013, le Programme national de rationalisation de l'orpaillage (PNRO) a permis la fermeture de plusieurs centaines de sites — 429 en 2016 selon les chiffres officiels — et l'interpellation de dizaines d'orpailleurs. Mais les autorités reconnaissent que les terrains démantelés sont souvent réinvestis rapidement, parfois dès la nuit suivant les opérations, notamment grâce à des complicités locales.
En février 2026, le ministère de l'Environnement a lancé depuis Daoukro l'Abidjan Legacy Program, un projet de cartographie et de réhabilitation des terres dégradées par l'orpaillage dans les régions de l'Iffou et de la Marahoué. Ce programme vise à traiter les conséquences environnementales de l'extraction illicite : déforestation, pollution des cours d'eau au mercure et au cyanure, destruction des terres agricoles.
En février 2026, le ministère de l'Environnement a lancé depuis Daoukro l'Abidjan Legacy Program, un projet de cartographie et de réhabilitation des terres dégradées par l'orpaillage dans les régions de l'Iffou et de la Marahoué. Ce programme vise à traiter les conséquences environnementales de l'extraction illicite : déforestation, pollution des cours d'eau au mercure et au cyanure, destruction des terres agricoles.