Mali répond à La Croix sur les Touaregs et l'Azawad © Crédit photo DR
L'ambassade de la République du Mali en France a publié le mercredi 20 mai 2026 à Paris un droit de réponse au quotidien français La Croix, en réaction à sa publication numéro 43523 du lundi 18 mai 2026, titrée « Les Touaregs à la conquête de l'Azawad, dans le nord du Mali ». Le texte diplomatique conteste à la fois l'angle éditorial du journal, l'usage du terme « Azawad » et l'emploi du mot « Touaregs » pour désigner les combattants du Front de libération de l'Azawad (FLA).
Sur ce dernier point, l'ambassade est explicite : assimiler le FLA à la communauté touarègue constitue, selon elle, une insulte à une population qui aspire à la paix et qui subit elle-même les violences des groupes armés. Elle cite également le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (JNIM), allié du FLA, comme source de souffrance pour les populations du Nord. Le texte soutient que les Forces armées maliennes (FAMa) ont enregistré des avancées significatives dans plusieurs zones, dont Kidal, reconquise par l'armée en novembre 2023.
Lire aussi : Mali : Abdoulaye Diop informe le CPS de l'UA des attaques terroristes du 25 avril
Concernant l'Azawad, l'ambassade demande au journal de consulter historiens et anthropologues sur ce qu'elle décrit comme « l'usurpation d'un terme illusoire qui ne correspond à aucune entité territoriale définie au Mali ». Elle reproche à La Croix d'avoir donné la parole à des groupes armés sans recouper ses sources auprès de toutes les parties concernées, en contradiction avec les principes journalistiques que le quotidien revendique.
Le document réaffirme que l'armée malienne opère dans le respect du droit international humanitaire et que les autorités de la Transition poursuivent en parallèle un programme de développement intégré sur l'ensemble du territoire.
Sur ce dernier point, l'ambassade est explicite : assimiler le FLA à la communauté touarègue constitue, selon elle, une insulte à une population qui aspire à la paix et qui subit elle-même les violences des groupes armés. Elle cite également le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (JNIM), allié du FLA, comme source de souffrance pour les populations du Nord. Le texte soutient que les Forces armées maliennes (FAMa) ont enregistré des avancées significatives dans plusieurs zones, dont Kidal, reconquise par l'armée en novembre 2023.
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Concernant l'Azawad, l'ambassade demande au journal de consulter historiens et anthropologues sur ce qu'elle décrit comme « l'usurpation d'un terme illusoire qui ne correspond à aucune entité territoriale définie au Mali ». Elle reproche à La Croix d'avoir donné la parole à des groupes armés sans recouper ses sources auprès de toutes les parties concernées, en contradiction avec les principes journalistiques que le quotidien revendique.
Le document réaffirme que l'armée malienne opère dans le respect du droit international humanitaire et que les autorités de la Transition poursuivent en parallèle un programme de développement intégré sur l'ensemble du territoire.
Bamako dénonce une « guerre par procuration » dans le Sahel
La diplomatie malienne emploie dans ce texte l'expression de « guerre par procuration imposée au Mali pour des objectifs géopolitiques », sans nommer de pays tiers. Cette formulation s'inscrit dans une rhétorique régulièrement utilisée par les autorités de Bamako depuis la rupture avec la France en 2022 et le retrait de la force Barkhane du territoire malien.
L'ambassade clôt son texte en se déclarant disponible pour fournir des informations complémentaires à tout média souhaitant mieux comprendre la situation au Nord-Mali. Elle n'annonce pas de recours juridique contre La Croix. Le conflit dans le nord du Mali oppose depuis 2012 les forces gouvernementales à diverses coalitions de groupes armés, dans une zone qui reste l'une des plus instables du Sahel.
L'ambassade clôt son texte en se déclarant disponible pour fournir des informations complémentaires à tout média souhaitant mieux comprendre la situation au Nord-Mali. Elle n'annonce pas de recours juridique contre La Croix. Le conflit dans le nord du Mali oppose depuis 2012 les forces gouvernementales à diverses coalitions de groupes armés, dans une zone qui reste l'une des plus instables du Sahel.