Manifestations 4e mandat Ouattara, deux militantes enceintes libérées 22 avril 2026
Françoise Tia et Laurelle Bedy, interpellées lors des manifestations de l'opposition ivoirienne contre le quatrième mandat du président sortant en octobre 2025, quittent la Maison d'Arrêt et de Correction d'Abidjan (MACA). La Cour d'appel d'Abidjan a statué mercredi 22 avril 2026 en leur faveur, à l'issue des plaidoiries de leur avocat, Me Sylvain Tapi. Elles attendront la suite de la procédure judiciaire hors de détention.
Une troisième femme enceinte, impliquée dans la même procédure, n'a pas bénéficié de cette décision. Son sort reste à préciser par la juridiction. Me Tapi n'a pas communiqué de calendrier pour une éventuelle nouvelle audience la concernant.
Lire aussi : Femmes enceintes détenues en prison en Côte d'Ivoire : le gouvernement répond à Amnesty International
Les trois femmes avaient été poursuivies pour trouble à l'ordre public, participation à une manifestation interdite et attroupement sur la voie publique. En mars 2026, l'organisation de défense des droits humains Amnesty International avait publié un communiqué dénonçant leurs conditions de détention à la MACA, réclamant des soins médicaux adaptés et des procès équitables. Kokou Hervé Delmas, directeur exécutif d'Amnesty pour l'Afrique de l'Ouest, avait porté ces revendications.
Des députés ivoiriens avaient également interpellé les autorités sur ce dossier au cours du même mois.
Une troisième femme enceinte, impliquée dans la même procédure, n'a pas bénéficié de cette décision. Son sort reste à préciser par la juridiction. Me Tapi n'a pas communiqué de calendrier pour une éventuelle nouvelle audience la concernant.
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Les trois femmes avaient été poursuivies pour trouble à l'ordre public, participation à une manifestation interdite et attroupement sur la voie publique. En mars 2026, l'organisation de défense des droits humains Amnesty International avait publié un communiqué dénonçant leurs conditions de détention à la MACA, réclamant des soins médicaux adaptés et des procès équitables. Kokou Hervé Delmas, directeur exécutif d'Amnesty pour l'Afrique de l'Ouest, avait porté ces revendications.
Des députés ivoiriens avaient également interpellé les autorités sur ce dossier au cours du même mois.
La libération, un objectif politique de l'opposition
Le Parti des peuples africains – Côte d'Ivoire (PPA-CI), formation de l'ex-président Laurent Gbagbo, avait anticipé ce type de situation. Le 28 novembre 2025, il a mis en place une commission dénommée Initiative pour la libération des prisonniers d'opinion (ILPO). Cet organe se donne pour mission de coordonner le soutien juridique, médical et médiatique aux détenus politiques, de leur arrestation jusqu'à leur réinsertion. Il se positionne comme intermédiaire entre les familles, les avocats, les organisations de droits humains et les institutions internationales.
La décision de la Cour d'appel du 22 avril intervient dans un contexte où les appels à l'apaisement se multiplient, plus de six mois après les arrestations post-électorales d'octobre 2025 en Côte d'Ivoire.
La décision de la Cour d'appel du 22 avril intervient dans un contexte où les appels à l'apaisement se multiplient, plus de six mois après les arrestations post-électorales d'octobre 2025 en Côte d'Ivoire.