Par circulaire n° 1399 du 08 août 2022, la Direction générale des Productions et de la Sécurité Alimentaire (DGPSA) du Ministère de l'Agriculture, du Développement Rural et des Productions Vivrières a alerté tous les acteurs de la filière manioc : la souche ougandaise du virus de la mosaïque du manioc de l'Afrique de l'Est (EACMV-Ug) a été confirmée dans le nord-ouest de la Côte d'Ivoire.
Le manioc constitue une composante stratégique de la sécurité alimentaire ivoirienne. La plante, tuberculeuse et résistante aux aléas climatiques, produit annuellement environ 1,8 million de tonnes en Côte d'Ivoire (données FAO 2021). Environ 35% de la consommation calorique rurale dépend du manioc et de ses dérivés (attiéké, gari, bâton de manioc). Les revenus des producteurs de manioc atteignent environ 180 milliards de francs CFA annuellement.
L'EACMV-Ug est particulièrement redoutable comparé à autres souches virales du manioc. Le virus, transmis par insectes vecteurs (aleurodes) et par matériel végétal infecté (boutures), provoque un nanisme des plants, une déformation des feuilles et une réduction drastique du rendement tubéreux. Les pertes de production peuvent atteindre 90% en cas d'infestation sévère.
Le manioc constitue une composante stratégique de la sécurité alimentaire ivoirienne. La plante, tuberculeuse et résistante aux aléas climatiques, produit annuellement environ 1,8 million de tonnes en Côte d'Ivoire (données FAO 2021). Environ 35% de la consommation calorique rurale dépend du manioc et de ses dérivés (attiéké, gari, bâton de manioc). Les revenus des producteurs de manioc atteignent environ 180 milliards de francs CFA annuellement.
L'EACMV-Ug est particulièrement redoutable comparé à autres souches virales du manioc. Le virus, transmis par insectes vecteurs (aleurodes) et par matériel végétal infecté (boutures), provoque un nanisme des plants, une déformation des feuilles et une réduction drastique du rendement tubéreux. Les pertes de production peuvent atteindre 90% en cas d'infestation sévère.
Crise ougandaise des années 1980 et risques actuels
La virulence de l'EACMV-Ug a été documentée lors de l'épidémie en Ouganda dans les années 1980-1990. Entre 1987 et 1992, la Tanzanie et l'Ouganda ont enregistré une chute de la production maniac de 3,2 millions de tonnes. Cette crise alimentaire a déclenché une famine dans le nord-est ougandais, causant la mort estimée de plusieurs milliers de personnes et un exode rural massif. Le coût économique global a dépassé 3,2 milliards de dollars USD (valeur 1990).
La présence du virus en Côte d'Ivoire pose plusieurs risques : (1) contamination progressive des zones de production (sud, centre, nord) si les mesures de prévention ne sont pas strictes, (2) réduction drastique de la production nationale, affectant la sécurité alimentaire et les revenus de 450 000 exploitants agricoles estimés, (3) impacts économiques sur les industries dérivées (transformation en attiéké, fécule, aliment bétail).
Lire aussi : 14e Conférence OMC à Yaoundé : la Côte d'Ivoire dit non aux règles qui pénalisent ses agriculteurs
La circulaire prescrit des mesures préventives à tous les acteurs : interdiction de circulation de matériel végétal infecté, destruction systématique des plants contaminés, utilisation exclusive de boutures certifiées saines, vigilance sanitaire accrue dans les zones affectées. Les organismes de recherche agricole (Institut de Recherche Agronomique, Station d'Amélioration Variétale du Manioc) doivent développer des variétés résistantes au virus.
La Direction décentralisée du Ministère de l'Agriculture dans chaque région, l'ANADER (Agence Nationale d'Appui au Développement Rural), les Groupements d'Intérêt Économique (GIE) de producteurs et la Fédération Nationale des Producteurs de Manioc sont responsables de la dissémination de l'alerte et du respect des protocoles de prévention.
Cette mesure intervient après le classement du Poro, du Haut-Sassandra et du Denguélé comme zones à risque élevé. La détection précoce du virus permet une containment régionale avant propagation nationale, leçon tirée des expériences burkinabè et malienne de maladies agricoles non maîtrisées.
La présence du virus en Côte d'Ivoire pose plusieurs risques : (1) contamination progressive des zones de production (sud, centre, nord) si les mesures de prévention ne sont pas strictes, (2) réduction drastique de la production nationale, affectant la sécurité alimentaire et les revenus de 450 000 exploitants agricoles estimés, (3) impacts économiques sur les industries dérivées (transformation en attiéké, fécule, aliment bétail).
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La Direction décentralisée du Ministère de l'Agriculture dans chaque région, l'ANADER (Agence Nationale d'Appui au Développement Rural), les Groupements d'Intérêt Économique (GIE) de producteurs et la Fédération Nationale des Producteurs de Manioc sont responsables de la dissémination de l'alerte et du respect des protocoles de prévention.
Cette mesure intervient après le classement du Poro, du Haut-Sassandra et du Denguélé comme zones à risque élevé. La détection précoce du virus permet une containment régionale avant propagation nationale, leçon tirée des expériences burkinabè et malienne de maladies agricoles non maîtrisées.


