La sécurité routière en Côte d'Ivoire subit une pression sans précédent en ce début d'année 2026. Etienne Kouakou, directeur général de l'Office de Sécurité Routière (OSER), a dressé un constat sans concession lors de la tribune de presse « Tout Savoir Sur » au Plateau. Malgré les efforts de sensibilisation, les chiffres récents témoignent d'une indiscipline persistante qui ensanglante les routes ivoiriennes.
Le gouvernement ivoirien entend passer à une phase supérieure de répression pour protéger les usagers. Cette volonté s'appuie sur une stratégie nationale qui vise à diviser par deux le nombre de victimes d'ici 2030. Pour le ministère des Transports, l'enjeu est de transformer radicalement le comportement des conducteurs sur l'ensemble du territoire national.
Le gouvernement ivoirien entend passer à une phase supérieure de répression pour protéger les usagers. Cette volonté s'appuie sur une stratégie nationale qui vise à diviser par deux le nombre de victimes d'ici 2030. Pour le ministère des Transports, l'enjeu est de transformer radicalement le comportement des conducteurs sur l'ensemble du territoire national.
Un bilan humain lourd malgré des progrès
La sécurité routière en Côte d'Ivoire montre des signes de fragilité alarmants depuis le 1er janvier. En seulement six semaines, le pays a enregistré 519 accidents corporels, causant la mort de 164 personnes et faisant 1 934 blessés. « Face à la gravité de la situation, le ministère a pris des mesures fortes pour renforcer les actions de prévention et de répression », a martelé Etienne Kouakou devant les journalistes.
Pourtant, une tendance à la baisse avait été observée entre 2021 et 2025, avec une chute de 19 % du nombre de décès. Le passage de 1 614 à 1 307 victimes annuelles prouvait l'efficacité des réformes passées. Cependant, la moyenne actuelle de quatre décès par jour en 2026 vient ternir ce tableau, forçant les autorités à une réaction immédiate et vigoureuse.
Pourtant, une tendance à la baisse avait été observée entre 2021 et 2025, avec une chute de 19 % du nombre de décès. Le passage de 1 614 à 1 307 victimes annuelles prouvait l'efficacité des réformes passées. Cependant, la moyenne actuelle de quatre décès par jour en 2026 vient ternir ce tableau, forçant les autorités à une réaction immédiate et vigoureuse.
Répression accrue et égalité devant la loi
Le directeur de l'OSER a tenu à clarifier l'application des règles de la sécurité routière en Côte d'Ivoire. Il n'y aura plus de passe-droit sur le bitume : les minicars de transport en commun, célèbres « gbakas » ou « massas », ainsi que les véhicules administratifs, sont soumis aux mêmes sanctions que les particuliers. Seuls les services de secours et les forces de défense en intervention bénéficient de dérogations spécifiques.
Cette égalité de traitement vise à restaurer l'autorité de l'État sur les voies publiques. Les contrôles techniques et les tests d'alcoolémie vont se multiplier sur les axes interurbains, là où les accidents sont les plus violents. En appelant à une « prise de conscience » collective, l'OSER rappelle que la route ne doit plus être un lieu de non-droit, mais un espace partagé et sécurisé.
Cette égalité de traitement vise à restaurer l'autorité de l'État sur les voies publiques. Les contrôles techniques et les tests d'alcoolémie vont se multiplier sur les axes interurbains, là où les accidents sont les plus violents. En appelant à une « prise de conscience » collective, l'OSER rappelle que la route ne doit plus être un lieu de non-droit, mais un espace partagé et sécurisé.






