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Prix du cacao en Côte d’Ivoire : le maintien à 1 200 FCFA divise les producteurs


Mercredi 9 Septembre 2026

Prix du cacao en Côte d’Ivoire : l’OIA Café-Cacao appelle les producteurs au calme après le maintien du tarif à 1 200 FCFA le kilo.



Sacs de fèves entreposés chez Transcao, filiale du Conseil café-cacao (CCC) de Côte d’Ivoire, à Abidjan, le 29 janvier 2026. © Sia KAMBOU/AFP
Sacs de fèves entreposés chez Transcao, filiale du Conseil café-cacao (CCC) de Côte d’Ivoire, à Abidjan, le 29 janvier 2026. © Sia KAMBOU/AFP
Le maintien du prix du cacao à 1 200 FCFA le kilogramme suscite des réactions dans les zones de production en Côte d’Ivoire. Alors que certains planteurs espéraient une revalorisation, des voix s’élèvent désormais pour contester cette décision.


Face aux menaces de grève, l’Organisation interprofessionnelle agricole (OIA) Café-Cacao appelle toutefois les producteurs à privilégier le dialogue.

Prix du cacao : l’OIA défend le choix du gouvernement

Pour l’OIA Café-Cacao, le contexte du marché mondial explique largement le maintien du prix à 1 200 FCFA. L’organisation estime que les autorités ont cherché à protéger les revenus des producteurs malgré la forte baisse des cours internationaux.
 

Son porte-parole, Obed Doua Blondé, rappelle notamment que les cours mondiaux ont enregistré une chute de plus de 70 % en cinq mois. Selon lui, sans les mesures prises par le gouvernement, le prix payé aux producteurs aurait pu tomber à 900 FCFA le kilogramme.
 

L’organisation refuse donc de soutenir le mouvement de contestation annoncé par certains planteurs. Elle précise également que les déclarations contestataires attribuées à son administrateur Thibaut Yoro ne représentent pas sa position officielle.
 
L’OIA affirme vouloir défendre les intérêts de la filière sans entrer dans une confrontation avec les pouvoirs publics. « Notre combat, c’est ensemble, pour une filière plus juste », a déclaré Obed Doua Blondé.


L’OIA appelle les producteurs à privilégier le dialogue

Malgré son désaccord avec l’idée d’une grève, l’organisation reconnaît que les producteurs peuvent exprimer des préoccupations sur leurs revenus et l’évolution du prix du cacao.
 

Elle souhaite toutefois que ces difficultés soient abordées par la concertation. Pour l’OIA, une mobilisation susceptible de perturber la production et la commercialisation ne constitue pas la meilleure réponse aux tensions actuelles.
 

Le porte-parole invite ainsi les planteurs à poursuivre leurs activités et à garder leur calme. « La grève ne remplit pas le grenier », a-t-il notamment rappelé, appelant à préserver les acquis de la filière.
 
L’organisation demande également aux producteurs de rester sereins et responsables. Elle encourage la poursuite de la production et de la commercialisation du cacao, tout en privilégiant les échanges avec les autorités compétentes.








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