Le Conseil National des Droits de l'Homme (CNDH) a publié mercredi 10 juin 2026 une déclaration officielle concernant les vastes opérations de déguerpissement menées dans le District Autonome d'Abidjan. L'organisation suit de près ces interventions amorcées depuis le 20 mai 2026. Plusieurs secteurs subissent ces démolitions forcées, notamment les quartiers de Boussandougou, Kissangani, Gobelet, Elvi, ENA Village et Allahkro dans la commune de Cocody, ainsi que des sites localisés à Koumassi-Campement, Yopougon-Siporex et Port-Bouët.
Des observateurs de l'institution ont parcouru les différentes zones impactées afin d'évaluer directement la situation des personnes touchées. Les rapports de terrain mettent en évidence la destruction d'immeubles d'habitation et d'espaces dédiés au commerce. Les agents ont constaté que le déplacement massif de nombreuses familles s'opère sans dispositifs d'accompagnement immédiats, créant un déficit criant en solutions de relogement ou en assistance de première urgence. Les interventions se heurtent en outre à une période de fortes pluies, ce qui accentue l'état de précarité des ménages.
Lire aussi : CNDH : le président Adjélou reçu par Téné Birahima Ouattara
Les enquêtes révèlent également des défaillances structurelles majeures, particulièrement un manque d'information préalable à l'attention des résidents concernés et une mauvaise coordination technique entre les administrations chargées d'exécuter ces mesures. Les pertes matérielles s'avèrent lourdes, incluant la disparition de patrimoines personnels et de pièces administratives indispensables. Les mineurs, les femmes, les personnes âgées et les citoyens vivant avec un handicap subissent de plein fouet cette instabilité soudaine.
Des observateurs de l'institution ont parcouru les différentes zones impactées afin d'évaluer directement la situation des personnes touchées. Les rapports de terrain mettent en évidence la destruction d'immeubles d'habitation et d'espaces dédiés au commerce. Les agents ont constaté que le déplacement massif de nombreuses familles s'opère sans dispositifs d'accompagnement immédiats, créant un déficit criant en solutions de relogement ou en assistance de première urgence. Les interventions se heurtent en outre à une période de fortes pluies, ce qui accentue l'état de précarité des ménages.
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Appel à la protection des droits fondamentaux
Les répercussions affectent durement l'économie des familles à travers la perte immédiate de leurs moyens de subsistance. Le CNDH redoute une interruption brutale du parcours scolaire des élèves et pointe du doigt une exposition sévère aux risques d'insécurité, de maladies et de traumatismes psychologiques. L'institution rappelle que l'accès à un logement décent s'inscrit parmi les droits humains ratifiés par l'État ivoirien , conformément aux règles internationales exigeant le respect de la dignité, de la légalité et de la proportionnalité.
Face à cette crise, le vice-président par intérim de l'organisme, Bamba Drissa, préconise l'instauration urgente d'aides humanitaires et la création de solutions de réinstallation conformes aux standards juridiques. L'autorité exhorte le gouvernement à planifier des compensations financières et un encadrement psychologique adapté. Elle invite les collectivités locales et la municipalité d'Abidjan à inclure les droits de l'homme dans la mise en œuvre de la rénovation urbaine. Enfin, les résidents sont invités à se conformer aux consignes de sécurité des zones dangereuses tout en privilégiant les recours légaux.
Face à cette crise, le vice-président par intérim de l'organisme, Bamba Drissa, préconise l'instauration urgente d'aides humanitaires et la création de solutions de réinstallation conformes aux standards juridiques. L'autorité exhorte le gouvernement à planifier des compensations financières et un encadrement psychologique adapté. Elle invite les collectivités locales et la municipalité d'Abidjan à inclure les droits de l'homme dans la mise en œuvre de la rénovation urbaine. Enfin, les résidents sont invités à se conformer aux consignes de sécurité des zones dangereuses tout en privilégiant les recours légaux.


