Jean Bonin double sa récompense à 10 millions FCFA pour prouver la fraude aux concours de la fonction publique en Côte d'Ivoire © Crédit photo DR
La fraude aux concours de la fonction publique en Côte d'Ivoire existe-t-elle vraiment ? Jean Bonin, président du FIER, a décidé de passer à la vitesse supérieure. Après avoir proposé 5 millions de francs CFA à quiconque pourrait lui fournir des preuves irréfutables de fraude organisée, il double la mise ce dimanche. La récompense grimpe désormais à 10 millions FCFA. Mais à ce jour, aucune preuve tangible ne lui est parvenue.
"Lorsque j'ai annoncé une récompense de 5 millions de francs CFA, je ne plaisantais pas. Il s'agissait d'une offre sérieuse, réfléchie et assumée", écrit Jean Bonin dans un communiqué. L'ancien directeur de campagne du président Laurent Gbagbo pensait que les preuves afflueraient, tant on entend parler de fraude aux concours de la fonction publique. Il n'en a rien été.
"On m'a plutôt ressorti des archives bien connues : des tentatives de fraude décelées, démantelées et sanctionnées par l'administration elle-même", explique-t-il. Pour Jean Bonin, une tentative déjouée n'est pas une fraude réussie, encore moins une fraude systémique. "Dans tous les pays du monde, des tentatives de fraude existent. La Côte d'Ivoire n'y échappe pas", reconnaît le président du FIER.
"Lorsque j'ai annoncé une récompense de 5 millions de francs CFA, je ne plaisantais pas. Il s'agissait d'une offre sérieuse, réfléchie et assumée", écrit Jean Bonin dans un communiqué. L'ancien directeur de campagne du président Laurent Gbagbo pensait que les preuves afflueraient, tant on entend parler de fraude aux concours de la fonction publique. Il n'en a rien été.
"On m'a plutôt ressorti des archives bien connues : des tentatives de fraude décelées, démantelées et sanctionnées par l'administration elle-même", explique-t-il. Pour Jean Bonin, une tentative déjouée n'est pas une fraude réussie, encore moins une fraude systémique. "Dans tous les pays du monde, des tentatives de fraude existent. La Côte d'Ivoire n'y échappe pas", reconnaît le président du FIER.
Ce qu'attend vraiment Jean Bonin
Ce que recherche Jean Bonin, ce sont des preuves concrètes démontrant l'existence actuelle de filières permettant, après paiement d'argent, d'intégrer la fonction publique "en dehors des listes officielles, sans les diplômes requis, sans les aptitudes intellectuelles ou physiques nécessaires". Autrement dit, des preuves de recrutements frauduleux effectifs, et non des rumeurs ou des affaires déjà traitées par l'administration.
L'ancien cadre du FPI n'est pas naïf. "Je sais que dans un passé pas si lointain, il se murmurait l'existence de listes parallèles qui auraient permis à certains barons politiques de faire intégrer des proches dans différents corps de l'État", confie-t-il. À l'époque où il était directeur départemental de campagne à Dimbokro, Jean Bonin a lui-même été sollicité à plusieurs reprises par des jeunes pour faciliter leur intégration dans la douane, la police, la gendarmerie ou l'ENA.
"J'ai toujours refusé. Non par mépris, mais par principe", martèle-t-il. Pour lui, de telles pratiques seraient profondément injustes car elles pénaliseraient "les plus méritants, ceux qui travaillent dur mais n'ont ni relations politiques ni parrains influents". Ce refus lui a coûté cher politiquement. "Pour certains, mon intégrité était perçue comme de la méchanceté, de l'égoïsme, voire de l'ingratitude. D'autres ont choisi de me le faire payer dans les urnes. Je préfère perdre une élection que perdre mes valeurs", affirme Jean Bonin.
L'ancien cadre du FPI n'est pas naïf. "Je sais que dans un passé pas si lointain, il se murmurait l'existence de listes parallèles qui auraient permis à certains barons politiques de faire intégrer des proches dans différents corps de l'État", confie-t-il. À l'époque où il était directeur départemental de campagne à Dimbokro, Jean Bonin a lui-même été sollicité à plusieurs reprises par des jeunes pour faciliter leur intégration dans la douane, la police, la gendarmerie ou l'ENA.
"J'ai toujours refusé. Non par mépris, mais par principe", martèle-t-il. Pour lui, de telles pratiques seraient profondément injustes car elles pénaliseraient "les plus méritants, ceux qui travaillent dur mais n'ont ni relations politiques ni parrains influents". Ce refus lui a coûté cher politiquement. "Pour certains, mon intégrité était perçue comme de la méchanceté, de l'égoïsme, voire de l'ingratitude. D'autres ont choisi de me le faire payer dans les urnes. Je préfère perdre une élection que perdre mes valeurs", affirme Jean Bonin.
Un combat contre la corruption
Si le président du FIER met publiquement au défi quiconque de produire des preuves sérieuses de fraude aux concours de la fonction publique, c'est parce que ce combat s'inscrit dans la mission de son association de lutte contre la corruption et de promotion de la bonne gouvernance. "Ce n'est ni par provocation ni par arrogance", précise-t-il.
Jean Bonin veut des preuves "solides, documentées et vérifiables" permettant de démontrer l'existence de réseaux organisés de fraude, d'identifier des recrutements irréguliers effectifs, et d'impliquer des agents de la fonction publique participant à la manipulation des concours. La récompense passe donc de 5 à 10 millions de francs CFA.
"Je suis prêt à examiner toute preuve sérieuse, dans l'intérêt exclusif de la vérité, de la transparence et de la République", promet le président du FIER. Il lance un appel direct aux Ivoiriens : "La balle est désormais dans votre camp." Jean Bonin a même communiqué son numéro WhatsApp (0033667101011) pour recevoir les témoignages.
Cette initiative interroge sur la réalité des accusations de fraude aux concours de la fonction publique en Côte d'Ivoire. Entre rumeurs persistantes et absence de preuves concrètes, le défi lancé par Jean Bonin pourrait bien permettre de faire la lumière sur ces allégations qui alimentent les conversations depuis des années.
Jean Bonin veut des preuves "solides, documentées et vérifiables" permettant de démontrer l'existence de réseaux organisés de fraude, d'identifier des recrutements irréguliers effectifs, et d'impliquer des agents de la fonction publique participant à la manipulation des concours. La récompense passe donc de 5 à 10 millions de francs CFA.
"Je suis prêt à examiner toute preuve sérieuse, dans l'intérêt exclusif de la vérité, de la transparence et de la République", promet le président du FIER. Il lance un appel direct aux Ivoiriens : "La balle est désormais dans votre camp." Jean Bonin a même communiqué son numéro WhatsApp (0033667101011) pour recevoir les témoignages.
Cette initiative interroge sur la réalité des accusations de fraude aux concours de la fonction publique en Côte d'Ivoire. Entre rumeurs persistantes et absence de preuves concrètes, le défi lancé par Jean Bonin pourrait bien permettre de faire la lumière sur ces allégations qui alimentent les conversations depuis des années.





