Inondations à Abidjan quels quartiers sont touchés et pourquoi (Crédit photo : Ministère de l'Hydraulique)
Du 13 au 14 juin 2024, 500 mm de pluies se sont abattus en deux jours sur le District d'Abidjan — soit 62,5% du total prévu pour l'ensemble de la grande saison des pluies (mai-juillet). Bilan : 24 morts selon l'ONPC (Office national de la protection civile), 16 010 personnes sinistrées, 439 familles déplacées, des effondrements d'immeubles et des éboulements dans les communes de Yopougon, Abobo, Cocody, Attécoubé, Adjamé, Port-Bouët, Anyama et Bingerville. La moitié des victimes de 2024 étaient passagères d'un minibus renversé dans un caniveau à Yopougon.
La géographie des inondations abidjanaises obéit à une logique précise. Le District autonome d'Abidjan recense 176 sites classés à risque. À Yopougon, 21 sites sont répertoriés, notamment les secteurs GESCO et Académie Pays-Bas, exposés aux cuvettes et aux ravins. Attécoubé compte 14 sites à risque, dont Mossikro (glissements de terrain) et Boribana (installations sous pont). À Port-Bouët, 9 sites sont concernés, principalement à Vridi, Gonzagueville et en bordure de mer. Dans la commune de Cocody, 6 sites sont répertoriés, dont plusieurs le long de la Riviera-Bonoumin. Les inondations touchent préférentiellement les zones résidentielles : selon les données satellitaires, entre 64% et 97% des surfaces inondées à Abidjan lors des épisodes pluvieux sont des espaces d'habitation.
Lire aussi : Saison des pluies 2026 en Côte d'Ivoire : le plan de prévention du gouvernement lancé
Les causes sont documentées. L'urbanisation rapide et non contrôlée a conduit des populations à construire sur des zones non constructibles — lits de rivières, bas-fonds et talus instables. Les caniveaux obstrués par les ordures ménagères réduisent la capacité de drainage et font déborder les eaux en surface. Le dénudement des sols lors des opérations de lotissement génère des coulées de boues vers les ouvrages d'assainissement. Ces facteurs anthropiques s'ajoutent à l'intensification des précipitations due au changement climatique.
La géographie des inondations abidjanaises obéit à une logique précise. Le District autonome d'Abidjan recense 176 sites classés à risque. À Yopougon, 21 sites sont répertoriés, notamment les secteurs GESCO et Académie Pays-Bas, exposés aux cuvettes et aux ravins. Attécoubé compte 14 sites à risque, dont Mossikro (glissements de terrain) et Boribana (installations sous pont). À Port-Bouët, 9 sites sont concernés, principalement à Vridi, Gonzagueville et en bordure de mer. Dans la commune de Cocody, 6 sites sont répertoriés, dont plusieurs le long de la Riviera-Bonoumin. Les inondations touchent préférentiellement les zones résidentielles : selon les données satellitaires, entre 64% et 97% des surfaces inondées à Abidjan lors des épisodes pluvieux sont des espaces d'habitation.
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Les causes sont documentées. L'urbanisation rapide et non contrôlée a conduit des populations à construire sur des zones non constructibles — lits de rivières, bas-fonds et talus instables. Les caniveaux obstrués par les ordures ménagères réduisent la capacité de drainage et font déborder les eaux en surface. Le dénudement des sols lors des opérations de lotissement génère des coulées de boues vers les ouvrages d'assainissement. Ces facteurs anthropiques s'ajoutent à l'intensification des précipitations due au changement climatique.
Les chantiers en cours pour réduire les risques
Depuis 2020, le gouvernement ivoirien met en œuvre le PARU — Projet d'assainissement et de résilience urbaine — doté de 315 millions de dollars (environ 189 milliards de FCFA) financés par la Banque mondiale. La première phase, d'une enveloppe de 37 millions de dollars, a ciblé les quartiers les plus exposés : Yopougon, Abobo et Grand-Bassam.
Le chantier de drainage de Yopougon-Maroc affichait un taux d'achèvement de 90% lors de la visite de terrain du 26 mars 2026 par le ministre Amédé Kouakou Koffi. Quatre cuvettes ont été aménagées à Abobo (Bokabo, Clouetcha, Akeikoi et Abobo Baoulé) et le chenal de la baie de Cocody a été ouvert. Le PARU couvre également 17 villes secondaires de l'intérieur du pays et inclut un système d'alerte précoce des inondations.
Lire aussi : Inondations en Côte d'Ivoire : causes, zones à risques et mesures en 2026
Pour la saison 2026, le gouvernement a actué plusieurs mesures concrètes lors de la réunion interministérielle du 2 avril 2026 à la Primature : curage des canaux d'évacuation, identification et surveillance des zones à risques encore occupées, sensibilisation des populations et déploiement d'une veille d'intervention rapide. La SODEXAM prévoit pour 2026 un cumul de 1 500 mm de précipitations, un niveau que le ministre de l'Intérieur et de la Sécurité Vagondo Diomandé a qualifié de dangereux lors de cette réunion.
Des instructions fermes ont été données pour des visites des installations et des zones à risques avant le début de la grande saison des pluies. Les populations résidant dans les zones répertoriées comme inondables sont appelées à prendre des mesures de précaution et, le cas échéant, à se rapprocher des autorités locales pour une orientation vers des sites de recasement.
Le chantier de drainage de Yopougon-Maroc affichait un taux d'achèvement de 90% lors de la visite de terrain du 26 mars 2026 par le ministre Amédé Kouakou Koffi. Quatre cuvettes ont été aménagées à Abobo (Bokabo, Clouetcha, Akeikoi et Abobo Baoulé) et le chenal de la baie de Cocody a été ouvert. Le PARU couvre également 17 villes secondaires de l'intérieur du pays et inclut un système d'alerte précoce des inondations.
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Des instructions fermes ont été données pour des visites des installations et des zones à risques avant le début de la grande saison des pluies. Les populations résidant dans les zones répertoriées comme inondables sont appelées à prendre des mesures de précaution et, le cas échéant, à se rapprocher des autorités locales pour une orientation vers des sites de recasement.

