Chaque année entre mai et juillet, la grande saison des pluies transforme plusieurs communes ivoiriennes en zones de catastrophe. Le mercredi 2 avril 2026, le Premier ministre Robert Beugré Mambé a présidé une réunion interministérielle à la Primature pour anticiper les risques. La SODEXAM — Société d'exploitation et de développement aéroportuaire, aéronautique et météorologique — prévoit un cumul pluviométrique de 1 500 millimètres pour la saison 2026, un volume susceptible de déclencher des inondations majeures.
Les chiffres des années récentes donnent la mesure de l'enjeu. Du 13 au 22 juin 2024, des pluies diluviennes ont touché le District d'Abidjan et ses banlieues : 16 010 personnes sinistrées, 3 202 ménages impactés, 24 morts confirmés par l'Office national de la protection civile (ONPC), et 439 familles déplacées. En deux jours seulement, il était tombé 500 mm, soit 62,5% des précipitations prévues pour l'ensemble de la période mai-juillet. En 2023, le bilan total des décès dus aux inondations s'établissait à 30. En 2018, une seule nuit de 200 mm enregistrée le 18 juin à Abidjan avait causé 20 morts et sinistré 136 familles — événement qui a conduit l'État à solliciter la Banque mondiale.
Lire aussi : Abidjan sous les eaux ce 26 juin 2025 : inondations signalées dans plusieurs quartiers, vigilance jaune activée
La vulnérabilité du pays tient à trois facteurs combinés : une urbanisation rapide qui pousse les populations à s'installer sur des zones inondables, des caniveaux obstrués par les ordures, et l'intensification des précipitations liée au changement climatique. À Abidjan, entre 64% et 97% des surfaces inondées lors des épisodes pluvieux se situent dans des zones résidentielles. Le dénudement des sols lors des opérations de lotissement aggrave la situation en favorisant l'écoulement de boues vers les ouvrages de drainage, comme l'a souligné le ministre de l'Hydraulique, de l'Assainissement et de la Salubrité, Amédé Kouakou Koffi, lors de la réunion du 2 avril 2026.
Les chiffres des années récentes donnent la mesure de l'enjeu. Du 13 au 22 juin 2024, des pluies diluviennes ont touché le District d'Abidjan et ses banlieues : 16 010 personnes sinistrées, 3 202 ménages impactés, 24 morts confirmés par l'Office national de la protection civile (ONPC), et 439 familles déplacées. En deux jours seulement, il était tombé 500 mm, soit 62,5% des précipitations prévues pour l'ensemble de la période mai-juillet. En 2023, le bilan total des décès dus aux inondations s'établissait à 30. En 2018, une seule nuit de 200 mm enregistrée le 18 juin à Abidjan avait causé 20 morts et sinistré 136 familles — événement qui a conduit l'État à solliciter la Banque mondiale.
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La vulnérabilité du pays tient à trois facteurs combinés : une urbanisation rapide qui pousse les populations à s'installer sur des zones inondables, des caniveaux obstrués par les ordures, et l'intensification des précipitations liée au changement climatique. À Abidjan, entre 64% et 97% des surfaces inondées lors des épisodes pluvieux se situent dans des zones résidentielles. Le dénudement des sols lors des opérations de lotissement aggrave la situation en favorisant l'écoulement de boues vers les ouvrages de drainage, comme l'a souligné le ministre de l'Hydraulique, de l'Assainissement et de la Salubrité, Amédé Kouakou Koffi, lors de la réunion du 2 avril 2026.
Ce que fait le gouvernement pour 2026
Face à ce bilan annuel, la réponse de l'État s'organise sur deux fronts : les travaux d'infrastructure et le dispositif opérationnel. Le mercredi 26 mars 2026, le ministre Amédé Kouakou Koffi a inspecté les chantiers du PARU — Projet d'assainissement et de résilience urbaine — financé à hauteur de 315 millions de dollars par la Banque mondiale. Les ouvrages de drainage des eaux pluviales dans les bassins de la Riviera-Bonoumin (Cocody) et le chantier d'assainissement de Yopougon-Maroc affichaient un taux d'achèvement de 90%. D'autres ouvrages ont été réalisés dans la commune d'Abobo : les cuvettes de Bokabo, Clouetcha, Akeikoi et Abobo Baoulé. Le chenal au niveau de la baie de Cocody a également été ouvert.
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Sur le plan opérationnel, le Centre gouvernemental interministériel de gestion des crises est mobilisé en continu avant, pendant et après la saison des pluies. Les ministères de l'Intérieur, de la Construction et de l'Urbanisme, de l'Assainissement, de l'Entretien routier et de la Solidarité sont coordonnés en temps réel. Le ministre de l'Intérieur et de la Sécurité, le général Vagondo Diomandé, a annoncé l'organisation de campagnes de sensibilisation ciblant les populations des zones à risques, les chauffeurs et les agents du secteur de la construction. Par ailleurs, l'OSCS — Observatoire de la Solidarité et de la Cohésion Sociale — déploie son Mécanisme national d'alerte précoce, animé par plus de 12 000 moniteurs répartis dans 27 commissions régionales.
Au plan stratégique, la Côte d'Ivoire s'est dotée début décembre 2025 d'un Profil national du risque d'inondation, présenté lors d'un atelier international organisé du 1er au 3 décembre 2025 à Abidjan-Marcory avec l'appui financier de l'UNDRR — Bureau des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophes. Cet outil, conçu sous l'égide du SE/PN-RRC (Secrétariat exécutif de la Plateforme nationale de réduction des risques et de gestion des catastrophes), doit orienter les investissements publics et la planification urbaine pour les années à venir.
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