Menu

Konan Kouadio Siméon appelle Gbagbo à proposer des Assises nationales à Ouattara


Mercredi 20 Mai 2026

Dans une lettre ouverte du 20 mai, Konan Kouadio Siméon, président d'Initiatives Pour La Paix, exhorte Laurent Gbagbo à proposer un grand dialogue national à Ouattara.



Konan Kouadio Siméon appelle Gbagbo à proposer des Assises à Ouattara © Crédit photo DR
Konan Kouadio Siméon appelle Gbagbo à proposer des Assises à Ouattara © Crédit photo DR
Dans une lettre ouverte publiée ce mardi 20 mai 2026, Konan Kouadio Siméon, président de l'organisation Initiatives Pour La Paix, s'adresse directement à Laurent Gbagbo, ancien président de la République. Il lui demande d'aller rencontrer le chef de l'État Alassane Ouattara pour proposer la tenue de véritables Assises nationales, qu'il présente comme la seule sortie de crise honorable pour la Côte d'Ivoire.

Siméon rappelle avoir soumis un projet similaire à Gbagbo dès avril 2001, alors que ce dernier était à la tête du pays. Ce projet, intitulé PARDON-RÉCONCILIATION-PAIX EN CÔTE D'IVOIRE, n'avait pas abouti. Vingt-cinq ans après, il estime que la situation politique du pays impose d'y revenir. Il chiffre à plus de 3 445 morts le bilan officiel des violences liées aux crises politiques survenus entre 1990 et 2026.

L'auteur de la lettre pointe ce qu'il appelle les dérives de la « Partocratie » — un système où le pouvoir appartient aux partis plutôt qu'au peuple — qu'il juge responsable de la fragmentation du pays. Il y voit un terrain favorable à ce qu'il nomme l'ethnocratie, où la compétence est supplantée par l'allégeance ethnique ou politique.

Lire aussi : Laurent Gbagbo dissout les organes du PPA-CI ce 18 mai

Sa demande à Gbagbo est précise : ne pas consulter les instances de son parti, le Parti des peuples africains-Côte d'Ivoire (PPA-CI), mais agir selon sa seule conscience. Il lui demande de proposer à Ouattara non pas un dialogue politique ordinaire, mais un cadre de redéfinition d'un nouveau contrat social.

Un appel qui vise l'héritage historique

Siméon inscrit explicitement sa démarche dans une logique de legs. Il rappelle que les deux hommes sont les dernières grandes figures de la génération politique qui a conduit la Côte d'Ivoire depuis la transition multipartiste de 1990, après la disparition du président Henri Konan Bédié. Il soutient que l'histoire jugera la façon dont Gbagbo et Ouattara auront ou non saisi cette fenêtre.

Il cite en référence Félix Houphouët-Boigny, qui aurait envisagé de telles Assises avant sa mort en décembre 1993, sans avoir pu les convoquer. L'auteur présente ce geste comme l'ultime acte de courage politique susceptible d'éviter une nouvelle crise au pays, à un moment qu'il compare à la période de 1990 et ses suites.

Diplômé de l'École supérieure de journalisme de Lille (ESJ Lille), avec une spécialisation en... En savoir plus sur cet auteur






Examens fin d'année | Concours administratifs | Lois et règlements | Vidéos | Actualité | Eco-Finance | Sports | Conseil des ministres | Politique | Société | Médias | Who's Who | Communiqués


Inscription à la newsletter




Petites annonces

Flux RSS