Le Parti des peuples africains – Côte d'Ivoire (PPA-CI), formation politique fondée par l'ancien président Laurent Gbagbo, a adopté lors de son 1er Congrès ordinaire une motion de soutien à l'Alliance des États du Sahel (AES), regroupant le Burkina Faso, le Mali et le Niger. La réunion s'est tenue les mercredi 14 et jeudi 15 mai 2026 au Palais de la culture de Treichville, à Abidjan, en présence de Laurent Gbagbo, reconduit à la tête du parti à l'issue des travaux.
La motion adoptée salue l'engagement des dirigeants de l'AES dans une démarche décrite par le PPA-CI comme « la voie de salut » pour les peuples africains. Le parti y affirme que le continent est aujourd'hui « tributaire des dynamiques géopolitiques globales », qu'il constitue un « espace failli au plan sécuritaire » et un « laboratoire de toutes les expérimentations en matière de conflit au profit des puissances étrangères ». Ces formulations reprennent le registre idéologique de gauche et anti-impérialiste historiquement porté par la formation.
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La souveraineté est présentée dans le texte non comme un objectif optionnel, mais comme une « exigence commune à plusieurs étapes indépendantes ». Le PPA-CI dénonce dans la même motion « avec fermeté et vigueur toutes les actions terroristes fomentées par les puissances impérialistes », qu'il accuse de se sentir menacées par la volonté des peuples africains de reprendre le contrôle de leur destin.
La motion adoptée salue l'engagement des dirigeants de l'AES dans une démarche décrite par le PPA-CI comme « la voie de salut » pour les peuples africains. Le parti y affirme que le continent est aujourd'hui « tributaire des dynamiques géopolitiques globales », qu'il constitue un « espace failli au plan sécuritaire » et un « laboratoire de toutes les expérimentations en matière de conflit au profit des puissances étrangères ». Ces formulations reprennent le registre idéologique de gauche et anti-impérialiste historiquement porté par la formation.
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Le panafricanisme érigé en principe directeur
Le congrès a également réaffirmé que le panafricanisme constitue « le principe structurant pour rejeter toute forme d'asservissement ». Par cette résolution, le PPA-CI exhorte les pays membres de l'AES à « persévérer dans cet élan » souverainiste, positionnant le parti dans une rupture assumée avec certaines orientations de politique étrangère en vigueur sur le continent.
Cette prise de position intervient dans un contexte de tensions diplomatiques persistantes entre les pays de l'AES — qui ont quitté la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) — et plusieurs pays côtiers d'Afrique de l'Ouest, dont la Côte d'Ivoire, qui maintient ses liens avec l'organisation régionale. Le soutien du PPA-CI aux États du Sahel tranche donc avec la position officielle d'Abidjan sur le dossier.
Cette prise de position intervient dans un contexte de tensions diplomatiques persistantes entre les pays de l'AES — qui ont quitté la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) — et plusieurs pays côtiers d'Afrique de l'Ouest, dont la Côte d'Ivoire, qui maintient ses liens avec l'organisation régionale. Le soutien du PPA-CI aux États du Sahel tranche donc avec la position officielle d'Abidjan sur le dossier.


