Législatives 2025 à Tiassalé, Assalé Tiémoko dénonce le rejet du Conseil constitutionnel © Crédit photo DR
La colère d'Assalé Tiémoko transparaît dans chaque ligne de son message. Ce jeudi 9 janvier 2026, le candidat indépendant de Tiassalé apprend que sa contestation des résultats du scrutin du 27 décembre vient d'être rejetée. « Je ne ressens même pas de colère », écrit-il pourtant, avant de laisser exploser sa frustration face à une procédure qu'il juge biaisée.
Quatre jours plus tôt, ses avocats déposaient une requête auprès du Conseil constitutionnel. Leur argumentaire s'appuie sur 127 procès-verbaux qui, selon eux, attestent d'une victoire nette : 1 356 voix séparent Assalé Tiémoko de son adversaire. Deux options étaient réclamées : soit confirmer cette avance, soit annuler purement le vote. Aucune des deux n'a été retenue.
Quatre jours plus tôt, ses avocats déposaient une requête auprès du Conseil constitutionnel. Leur argumentaire s'appuie sur 127 procès-verbaux qui, selon eux, attestent d'une victoire nette : 1 356 voix séparent Assalé Tiémoko de son adversaire. Deux options étaient réclamées : soit confirmer cette avance, soit annuler purement le vote. Aucune des deux n'a été retenue.
Une procédure contestée
Ce qui scandalise le plus l'intéressé, c'est d'avoir découvert la nouvelle par la presse pro-gouvernementale. « J'ai été informé via des pages tenues par des activistes et des journalistes du RHDP », explique-t-il. Ni lui ni ses conseils n'ont reçu de notification officielle. Pire encore : il ignore tout des arguments avancés par son concurrent pour contrer sa demande.
« Mon adversaire a eu connaissance de mes arguments et a pu les réfuter. Moi, je n'ai pas pu contester les siens », dénonce Assalé Tiémoko. Pour lui, le principe du contradictoire n'a pas été respecté. Une copie de sa requête avait bien été transmise à la partie adverse dans les délais, mais jamais il n'a pu consulter la réponse avant que le Conseil constitutionnel ne tranche.
« Mon adversaire a eu connaissance de mes arguments et a pu les réfuter. Moi, je n'ai pas pu contester les siens », dénonce Assalé Tiémoko. Pour lui, le principe du contradictoire n'a pas été respecté. Une copie de sa requête avait bien été transmise à la partie adverse dans les délais, mais jamais il n'a pu consulter la réponse avant que le Conseil constitutionnel ne tranche.
Seulement deux annulations sur 61 dossiers
Les chiffres parlent d'eux-mêmes. Sur les 61 requêtes déposées après les législatives, seules deux ont abouti à l'invalidation du scrutin. À Toumodi, Raymonde Goudou du RHDP a obtenu une nouvelle élection. Même chose pour Biffi Kouadio Macaire Jean à Kossou. Les 51 autres demandes, dont celle d'Assalé Tiémoko à Tiassalé, ont été jugées recevables mais rejetées.
« Je ne sais pas sur quelle base ma requête a été jugée mal fondée », regrette le candidat. Ses avocats, contactés aussitôt après l'annonce, n'ont reçu aucun document officiel. La décision existe pourtant, relayée dans les médias proches du pouvoir. Cette situation alimente le sentiment d'une justice à deux vitesses.
Le message se termine sur une note sombre. « Je suis simplement dans l'attente de la prochaine étape de ce projet : les menottes », lâche Assalé Tiémoko. Une phrase qui laisse entendre qu'il s'attend à des représailles. « Que Dieu nous garde ! », conclut-il, comme pour conjurer le sort. Entre amertume et défiance, le candidat malheureux prend acte d'une bataille perdue, sans pour autant renoncer à dénoncer ce qu'il considère comme un déni de justice.
« Je ne sais pas sur quelle base ma requête a été jugée mal fondée », regrette le candidat. Ses avocats, contactés aussitôt après l'annonce, n'ont reçu aucun document officiel. La décision existe pourtant, relayée dans les médias proches du pouvoir. Cette situation alimente le sentiment d'une justice à deux vitesses.
Le message se termine sur une note sombre. « Je suis simplement dans l'attente de la prochaine étape de ce projet : les menottes », lâche Assalé Tiémoko. Une phrase qui laisse entendre qu'il s'attend à des représailles. « Que Dieu nous garde ! », conclut-il, comme pour conjurer le sort. Entre amertume et défiance, le candidat malheureux prend acte d'une bataille perdue, sans pour autant renoncer à dénoncer ce qu'il considère comme un déni de justice.





