Dans une publication diffusée le 12 août 2026 sur les réseaux sociaux, il s’appuie sur plusieurs épisodes de l’histoire politique ivoirienne pour défendre son appel au pardon.
Un appel direct à Alassane Ouattara
Mamadou Traoré estime que sept années de tensions entre Alassane Ouattara et Guillaume Soro sont désormais trop longues. Selon lui, le chef de l’État devrait prendre l’initiative d'un rapprochement avec son ancien Premier ministre et président de l’Assemblée nationale.
Pour appuyer son argument, il évoque la tradition de réconciliation qui a marqué plusieurs périodes de la vie politique ivoirienne. Il cite notamment les rapports entre Félix Houphouët-Boigny et Laurent Gbagbo, entre Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara, ainsi qu’entre Laurent Gbagbo et Guillaume Soro.
Mamadou Traoré revient particulièrement sur l’épisode de 1988. Il rappelle que Félix Houphouët-Boigny avait facilité le retour de Laurent Gbagbo après plusieurs années passées en France. Il présente cet épisode comme un exemple de dépassement des différends politiques.
L’ancien dirigeant ivoirien n’est toutefois pas le seul exemple avancé. Mamadou Traoré rappelle aussi le geste de Laurent Gbagbo envers Alassane Ouattara, alors que ce dernier se trouvait dans l’opposition et en exil.
Il évoque notamment le retour de l’actuel président en Côte d’Ivoire pour les funérailles de sa mère. Il mentionne également la rencontre entre Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara en 2021, présentée comme une étape en faveur de l’apaisement politique.
Guillaume Soro au cœur de la demande de réconciliation
Pour Mamadou Traoré, ces précédents montrent que les adversaires politiques ivoiriens ont déjà su dépasser leurs désaccords. Il estime donc qu’un rapprochement entre Alassane Ouattara et Guillaume Soro reste possible.
Son message s’adresse directement au président ivoirien. Il l’encourage à faire un geste envers son ancien proche afin de tourner la page d’une longue période de tensions.
Mamadou Traoré considère qu’une telle initiative renforcerait l’image d’un chef de l’État attaché au rassemblement. Il présente également cette démarche comme une continuité de la philosophie politique associée à Félix Houphouët-Boigny.
Cette prise de position intervient quelques jours seulement après sa sortie de prison, le 7 août 2026, au terme de deux années de détention. Elle place ainsi la question des relations entre Alassane Ouattara et Guillaume Soro au centre de son premier message public après sa libération.

