Permis de conduire retirés en Côte d'Ivoire : 27 sanctions après 12 morts sur la route © Crédit photo DR
Trente-trois dossiers. Douze morts. Quarante et un blessés. Ces chiffres résument la session ordinaire de mars 2026 de la commission de suspension et de retrait de permis de conduire, tenue le mardi 26 mars au 16e étage de la Direction Générale des Transports Terrestres et de la Circulation (DGTTC) à Abidjan.
Au terme des auditions, 27 conducteurs ont quitté les lieux sans permis. Derrière chaque dossier, un accident. Derrière chaque accident, des vies abîmées ou perdues.
Au terme des auditions, 27 conducteurs ont quitté les lieux sans permis. Derrière chaque dossier, un accident. Derrière chaque accident, des vies abîmées ou perdues.
27 permis retirés, des sanctions de 3 mois à 5 ans
La commission a statué sur 33 infractions routières. Résultat : 27 retraits de permis de conduire, pour des durées comprises entre trois mois et cinq ans selon la gravité des faits. Trois conducteurs ont obtenu un sursis, dernier avertissement avant une sanction ferme. Un permis a été restitué.
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Cinq conducteurs absents n'ont pas pu être entendus, leur dossier reste en suspens. Les infractions recensées — défaut de maîtrise, excès de vitesse, imprudence et un cas d'alcool au volant — sont, pour la plupart, des comportements évitables. Ce sont pourtant eux qui expliquent l'essentiel des accidents mortels sur les routes ivoiriennes.
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Lors des auditions, plusieurs récits ont marqué les esprits. Un conducteur de plus de 60 ans, impliqué dans un accident, a d'abord contesté les faits consignés dans le procès-verbal avant de se rétracter, confronté à ses propres déclarations. Un autre, du même âge, a raconté avoir percuté un piéton dans l'obscurité : une vie fauchée, une famille en deuil.
Le cas d'un motocycliste projeté sous un camion gros porteur après une collision — les deux pieds broyés — a rappelé, brutalement, ce que provoque une seconde d'inattention. Le président par intérim de la commission, M. Coulibaly Kafona, l'a dit sans détour : les sanctions ne ramèneront pas les morts, mais elles envoient un signal. Prévenir vaut mieux que punir.
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