Le Conseil National des Droits de l'Homme (CNDH) a annoncé lundi 11 mai 2026 l'ouverture d'une mission d'enquête et de monitoring dans le village de Bodo, département de Tiassalé, région de l'Agnéby-Tiassa, après des violences survenues dans la soirée du samedi 9 mai 2026. Les incidents ont causé des blessés parmi les habitants et entraîné l'incendie de plusieurs habitations et véhicules.
D'après les premières informations recueillies par la Commission régionale des droits de l'homme de l'Agnéby-Tiassa, les tensions ont débuté au domicile du chef du village lors d'une réunion entre autorités administratives et responsables locaux portant sur la gestion des terres rurales de la localité. Les forces de sécurité ont procédé à plusieurs interpellations à la suite des événements.
La mission déployée par le CNDH a pour objectif d'établir la chronologie exacte des faits, d'évaluer les conséquences sécuritaires et humanitaires sur la population résidente, et de recueillir les témoignages des victimes et des parties en présence. Elle devra également vérifier les conditions de détention des personnes interpellées et formuler des recommandations aux autorités compétentes.
Lire aussi : Violences à Bôdô (N'Douci), Pierre Dimba exfiltré : Ahoua Don Mello se prononce, ce qu'il demande
Le président du CNDH, le Dr Adjelou Arnaud Christian, a appelé l'ensemble des parties — populations, autorités administratives, leaders communautaires et forces de défense et de sécurité — à privilegier le dialogue et à recourir aux seules voies légales pour tout règlement de différend foncier.
D'après les premières informations recueillies par la Commission régionale des droits de l'homme de l'Agnéby-Tiassa, les tensions ont débuté au domicile du chef du village lors d'une réunion entre autorités administratives et responsables locaux portant sur la gestion des terres rurales de la localité. Les forces de sécurité ont procédé à plusieurs interpellations à la suite des événements.
La mission déployée par le CNDH a pour objectif d'établir la chronologie exacte des faits, d'évaluer les conséquences sécuritaires et humanitaires sur la population résidente, et de recueillir les témoignages des victimes et des parties en présence. Elle devra également vérifier les conditions de détention des personnes interpellées et formuler des recommandations aux autorités compétentes.
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Les conflits fonciers, source récurrente de tensions en Côte d'Ivoire
Les litiges autour de la gestion des terres rurales constituent une cause fréquente d'affrontements intercommunautaires en Côte d'Ivoire. La loi sur le domaine foncier rural de 1998, réformée en 2019, devait accélérer la formalisation des droits de propriété dans les villages, mais son application reste inégale selon les régions. Dans la zone de l'Agnéby-Tiassa, la pression sur le foncier agricole s'est accentuée avec l'essor des cultures de rente.
Le CNDH a indiqué que les conclusions de sa mission terrain seront rendues publiques. L'institution, dont le siège est à Abidjan, est compétente pour surveiller le respect des droits fondamentaux sur l'ensemble du territoire national et peut adresser des recommandations contraignantes à l'État.
Le CNDH a indiqué que les conclusions de sa mission terrain seront rendues publiques. L'institution, dont le siège est à Abidjan, est compétente pour surveiller le respect des droits fondamentaux sur l'ensemble du territoire national et peut adresser des recommandations contraignantes à l'État.


