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Nouvelle commission électorale en Côte d’Ivoire : l’opposition propose un organe composé d’experts


Mardi 6 Octobre 2026

En Côte d’Ivoire, plusieurs partis d’opposition proposent une nouvelle commission électorale composée d’experts après la dissolution de la CEI en mai 2026.



Une entrée du siège de la Commission électorale indépendante (CEI) à Abidjan, en octobre 2025 © RFI
Une entrée du siège de la Commission électorale indépendante (CEI) à Abidjan, en octobre 2025 © RFI

La réforme du système électoral ivoirien entre dans une nouvelle phase. Plusieurs partis d’opposition ont transmis au gouvernement une proposition commune pour remplacer la Commission électorale indépendante (CEI), dissoute en mai 2026.
 
Déposée le lundi 5 octobre au ministère de l’Intérieur, cette initiative défend un modèle reposant sur des experts indépendants, sans représentants politiques.


Une nouvelle architecture pour l’organisation des élections

La proposition réunit notamment le PPA-CI, la CAP-CI, l’ADCI et la plateforme du Haut Conseil électoral. Ces formations souhaitent revoir en profondeur le fonctionnement de l’institution chargée de préparer et d’organiser les scrutins en Côte d’Ivoire.
 

Leur principale recommandation porte sur la composition du futur organe électoral. Celui-ci serait constitué uniquement d’experts. Les partis politiques, le gouvernement et les autres pouvoirs publics n’y auraient donc pas de représentants.
 

Les promoteurs de cette formule veulent ainsi répondre aux critiques régulièrement formulées sur l’impartialité de la gouvernance électorale. Leur objectif affiché est de renforcer la confiance dans le processus électoral.
 
Cette démarche ne rassemble toutefois pas toute l’opposition. Le PDCI-RDA et le COJEP ne se sont pas associés à la proposition commune déposée le 5 octobre.


Le gouvernement face à plusieurs propositions

La dissolution de la CEI a lancé une période de consultations sur l’avenir du dispositif électoral ivoirien. Les autorités doivent désormais examiner les différentes propositions formulées par les acteurs politiques.
 

Dans ce contexte, le document remis au ministère de l’Intérieur constitue une contribution destinée à alimenter les prochaines discussions. Il pourrait servir de base aux échanges sur la composition et les missions de la future institution électorale.
 
L’enjeu dépasse la seule question de l’organisation administrative des scrutins. La nouvelle architecture devra aussi répondre aux attentes concernant l’indépendance et la crédibilité du processus électoral.








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