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Cacao sans déforestation en Côte d'Ivoire : le projet PROMIRE affiche ses résultats à Adzopé


Dimanche 19 Avril 2026

Quatre ans après son lancement dans la région de La Mé, le projet PROMIRE a converti 972 hectares de cacaoyères dégradées en systèmes agroforestiers, selon un bilan présenté samedi 18 avril 2026.



PROMIRE, cacao sans déforestation en Côte d'Ivoire © Crédit photo DR - Yessouan.ci
PROMIRE, cacao sans déforestation en Côte d'Ivoire © Crédit photo DR - Yessouan.ci
Le ministre de l'Environnement et de la Transition écologique, Abou Bamba, a effectué samedi 18 avril 2026 une visite de terrain à Adzopé, dans la région de La Mé, pour évaluer les résultats du projet PROMIRE - « Promouvoir une production de cacao sans déforestation pour réduire les émissions en Côte d'Ivoire ».

Sur place, le ministre a pointé la dégradation progressive des terres agricoles. La pression foncière, l'extension des cultures et le recul du couvert forestier pèsent sur les rendements et appauvrissent les sols ivoiriens, a-t-il indiqué aux acteurs réunis pour l'occasion.

Piloté par le ministère en partenariat avec l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et financé par le Fonds Vert pour le Climat (FVC), PROMIRE promeut une agriculture bas carbone. Son approche repose sur des pratiques cacaoyères qui n'empiètent pas sur les zones forestières.

Lire aussi : Cacao Côte d'Ivoire : le stock résiduel 2025-2026 soldé avec 23 830 tonnes supplémentaires

Le bilan chiffré de quatre années d'activités fait état de 1 487 bénéficiaires accompagnés, 972,41 hectares de plantations dégradées transformés en systèmes agroforestiers et 418,63 hectares de terres restaurées. Par ailleurs, 287,12 hectares sont en cours de certification foncière au profit de 141 producteurs, et 634 personnes ont reçu une formation sur la sécurisation du foncier rural.

Vers le marché des crédits carbone

Abou Bamba a plaidé pour que la protection de l'environnement soit perçue comme un levier économique. Il a encouragé les producteurs à explorer le marché des crédits carbone, indiquant que la Côte d'Ivoire dispose d'un potentiel significatif dans ce secteur.

Landry Ahouansou, directeur régional Afrique de l'Ouest du FVC, a salué les avancées enregistrées et confirmé que son institution maintient son engagement à financer des projets climatiques en Côte d'Ivoire au profit des communautés rurales.

Diplômé de l'École supérieure de journalisme de Lille (ESJ Lille), avec une spécialisation en... En savoir plus sur cet auteur






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