L'Afrique du Sud et le Cameroun se retrouvent ce dimanche soir (20h00) au stade Al Medina de Rabat pour un huitième de finale de la CAN qui sent la poudre. Un choc qui promet, entre deux équipes qui se connaissent bien mais se sont très peu affrontées dans cette compétition. Leur seul précédent à la CAN remonte à 1996, lors du match d'ouverture à Soccer City. Ce jour-là, les Bafana Bafana avaient écrasé les Lions Indomptables 3-0, avant de remporter leur unique titre continental.
Sur le papier, l'Afrique du Sud domine légèrement les confrontations : trois victoires en neuf rencontres, contre une seule pour le Cameroun. Depuis juillet 1992 et ce succès camerounais en amical (2-1), les Lions n'ont plus battu les Sud-Africains. Les trois derniers matches entre les deux sélections ? Trois nuls. De quoi annoncer un match serré à Rabat.
Sur le papier, l'Afrique du Sud domine légèrement les confrontations : trois victoires en neuf rencontres, contre une seule pour le Cameroun. Depuis juillet 1992 et ce succès camerounais en amical (2-1), les Lions n'ont plus battu les Sud-Africains. Les trois derniers matches entre les deux sélections ? Trois nuls. De quoi annoncer un match serré à Rabat.
Hugo Broos, le cœur partagé
Le grand frisson de cette affiche, c'est lui : Hugo Broos. Le technicien belge, aujourd'hui à la tête de l'Afrique du Sud, a offert au Cameroun son cinquième sacre continental en 2017. "Quand on gagne une CAN avec un pays, il reste toujours une petite place dans le cœur, pour toute la vie", confie-t-il en conférence de presse. Mais le voilà désormais sur le banc adverse, avec une mission : emmener les Bafana Bafana plus loin qu'en 2024.
À ses côtés, Helman Mkhalele, son adjoint, connaît bien cette opposition. En 1996, il était entré en jeu lors de ce fameux 3-0. "On se dit qu'on doit faire mieux que lors de la dernière CAN", glisse le milieu Teboho Mokoena. L'ambition est claire : franchir un cap.
À ses côtés, Helman Mkhalele, son adjoint, connaît bien cette opposition. En 1996, il était entré en jeu lors de ce fameux 3-0. "On se dit qu'on doit faire mieux que lors de la dernière CAN", glisse le milieu Teboho Mokoena. L'ambition est claire : franchir un cap.
Le Cameroun en construction
De l'autre côté, le Cameroun se présente avec un statut différent. Quintuple champion d'Afrique, les Lions Indomptables avancent avec un groupe que leur sélectionneur David Pagou décrit encore "en construction". "Nous affrontons une très forte équipe sud-africaine que nous connaissons bien. Ils ont atteint un très haut niveau collectif", reconnaît-il. "À mon sens, c'est l'équipe la plus cohésive de cette compétition."
Pourtant, le Cameroun ne vient pas en victime expiatoire. Samuel Kotto, défenseur camerounais, le répète : "Nous sommes comme une famille." Les Lions Indomptables savent ce que représente cette compétition. Et ils ont déjà prouvé qu'ils pouvaient tenir tête aux Bafana Bafana : lors des qualifications pour la CAN 2017, les deux équipes avaient fait match nul à l'aller comme au retour (2-2).
Ce huitième de finale s'annonce indécis. Les statistiques défensives parlent d'elles-mêmes : trois clean sheets pour l'Afrique du Sud dans l'historique des confrontations, un seul pour le Cameroun. Mais sur un match sec, tout peut basculer. "Demain, je ne peux pas faire de sentiment. Je veux gagner parce que je suis le sélectionneur de l'Afrique du Sud", prévient Hugo Broos.
À Rabat, les détails feront la différence. Entre nostalgie et ambition, le Belge devra oublier son passé camerounais. Le temps d'un soir, au moins.
Pourtant, le Cameroun ne vient pas en victime expiatoire. Samuel Kotto, défenseur camerounais, le répète : "Nous sommes comme une famille." Les Lions Indomptables savent ce que représente cette compétition. Et ils ont déjà prouvé qu'ils pouvaient tenir tête aux Bafana Bafana : lors des qualifications pour la CAN 2017, les deux équipes avaient fait match nul à l'aller comme au retour (2-2).
Ce huitième de finale s'annonce indécis. Les statistiques défensives parlent d'elles-mêmes : trois clean sheets pour l'Afrique du Sud dans l'historique des confrontations, un seul pour le Cameroun. Mais sur un match sec, tout peut basculer. "Demain, je ne peux pas faire de sentiment. Je veux gagner parce que je suis le sélectionneur de l'Afrique du Sud", prévient Hugo Broos.
À Rabat, les détails feront la différence. Entre nostalgie et ambition, le Belge devra oublier son passé camerounais. Le temps d'un soir, au moins.






