Le PPA-CI coupe court aux spéculations. Dans une note officielle signée lundi par Sébastien Dano Djédjé, son président exécutif, le parti de Laurent Gbagbo dénonce des « manipulations » visant à faire croire à son ralliement au pouvoir. Depuis la dissolution du gouvernement ivoirien le 7 janvier dernier, les rumeurs enflent sur les réseaux sociaux et dans certains cercles politiques d'Abidjan.
Une interview accordée vendredi 16 janvier par l'ambassadeur Emmanuel Ackah, directeur de cabinet de Laurent Gbagbo, à la chaîne 7info a mis le feu aux poudres. Ses propos ont été interprétés comme le signe de négociations discrètes entre le PPA-CI et le président Alassane Ouattara pour intégrer le futur gouvernement. Le parti a voulu dissiper tout malentendu.
Une interview accordée vendredi 16 janvier par l'ambassadeur Emmanuel Ackah, directeur de cabinet de Laurent Gbagbo, à la chaîne 7info a mis le feu aux poudres. Ses propos ont été interprétés comme le signe de négociations discrètes entre le PPA-CI et le président Alassane Ouattara pour intégrer le futur gouvernement. Le parti a voulu dissiper tout malentendu.
« Aucune négociation avec le pouvoir »
« Le PPA-CI n'est en négociation avec aucun pouvoir et n'entrera jamais dans un gouvernement issu d'un braquage électoral », tranche le communiqué. Des mots sans ambiguïté qui rappellent la position du parti sur le quatrième mandat d'Alassane Ouattara, qualifié d'« illégitime ».
La direction précise que les interventions d'Emmanuel Ackah s'inscrivent uniquement dans le cadre de sa mission à la tête de l'Initiative pour la Libération des Prisonniers d'Opinion (ILPO). « Ces propos sont d'ordre humanitaire et républicain. Ils ne sauraient, en aucun cas, être assimilés à un ralliement politique », martèle Sébastien Dano Djédjé. Le PPA-CI distingue donc clairement son combat pour les libertés publiques de toute tractation gouvernementale.
Le parti insiste : la libération des détenus d'opinion n'est pas une monnaie d'échange. Cette clarification intervient alors que les consultations pour la formation du nouveau gouvernement se poursuivent après le départ de Robert Beugré Mambé de Matignon ivoirien.
La direction précise que les interventions d'Emmanuel Ackah s'inscrivent uniquement dans le cadre de sa mission à la tête de l'Initiative pour la Libération des Prisonniers d'Opinion (ILPO). « Ces propos sont d'ordre humanitaire et républicain. Ils ne sauraient, en aucun cas, être assimilés à un ralliement politique », martèle Sébastien Dano Djédjé. Le PPA-CI distingue donc clairement son combat pour les libertés publiques de toute tractation gouvernementale.
Le parti insiste : la libération des détenus d'opinion n'est pas une monnaie d'échange. Cette clarification intervient alors que les consultations pour la formation du nouveau gouvernement se poursuivent après le départ de Robert Beugré Mambé de Matignon ivoirien.
Des tentatives d'« instrumentalisation »
Face à ce qu'elle considère comme des manœuvres orchestrées par « des adversaires déclarés ou dissimulés », la direction du PPA-CI appelle ses militants à la vigilance. L'objectif de ces rumeurs serait, selon le parti, d'affaiblir la cohésion de l'opposition ivoirienne à quelques mois d'échéances politiques importantes.
« Notre position demeure claire, constante et non négociable », réaffirme le communiqué. Le PPA-CI se présente comme une opposition « ferme, responsable et déterminée », refusant tout compromis avec un régime qu'il conteste depuis 2020. La scène politique ivoirienne reste donc fragmentée, avec d'un côté le pouvoir en place qui restructure son équipe, de l'autre une opposition divisée mais dont certaines composantes refusent catégoriquement toute forme de rapprochement.
Cette mise au point du PPA-CI intervient dans un contexte où plusieurs ministres élus députés ont dû quitter le gouvernement pour incompatibilité de fonctions. Le président Ouattara doit désormais composer une nouvelle équipe sans pouvoir compter sur le parti de son ancien rival Laurent Gbagbo. Du moins pour l'instant.
« Notre position demeure claire, constante et non négociable », réaffirme le communiqué. Le PPA-CI se présente comme une opposition « ferme, responsable et déterminée », refusant tout compromis avec un régime qu'il conteste depuis 2020. La scène politique ivoirienne reste donc fragmentée, avec d'un côté le pouvoir en place qui restructure son équipe, de l'autre une opposition divisée mais dont certaines composantes refusent catégoriquement toute forme de rapprochement.
Cette mise au point du PPA-CI intervient dans un contexte où plusieurs ministres élus députés ont dû quitter le gouvernement pour incompatibilité de fonctions. Le président Ouattara doit désormais composer une nouvelle équipe sans pouvoir compter sur le parti de son ancien rival Laurent Gbagbo. Du moins pour l'instant.






