Successions en Côte d'Ivoire : qui peut hériter ? Peut-on accepter ou renoncer à un héritage ? © Crédit photo DR
Peut-on refuser un héritage ? Qui a le droit d'hériter ? Ces questions, au cœur de nombreux litiges familiaux en Côte d'Ivoire, ont trouvé des réponses claires lors de la tribune « Tout Savoir Sur », organisée le 10 mars 2026 par le Centre d'information et de Communication gouvernementale (CICG).
Marie Estelle Bomo N'Goran, sous-directrice de la documentation au ministère de la Justice et des Droits de l'Homme, a rappelé qu'aucun héritier n'est légalement contraint d'accepter une succession en Côte d'Ivoire. Le patrimoine successoral regroupe l'ensemble des biens du défunt, où qu'ils se trouvent, mais aussi la totalité de ses dettes.
Face à une succession déficitaire, l'héritier peut donc y renoncer pour protéger ses propres finances. S'il choisit d'accepter, deux options s'offrent à lui : reprendre biens et dettes dans leur intégralité, au risque d'engager son patrimoine personnel, ou limiter sa responsabilité aux seuls biens reçus. Sans décision expresse dans un délai de cinq ans, l'héritier est automatiquement considéré comme acceptant.
Pour être éligible à une succession, la loi exige d'être en vie au moment du décès — ou à défaut, déjà conçu — et de ne pas avoir été déclaré indigne.
La juriste a par ailleurs souligné que la réforme en cours du droit successoral ivoirien vise à adapter la loi aux réalités sociales actuelles, tout en maintenant les principes fondamentaux : ordre de priorité des héritiers et protection de la réserve héréditaire. Elle a averti que sans une meilleure connaissance de ces droits, les successions resteront source d'inégalités et d'insécurité juridique pour les familles.
Marie Estelle Bomo N'Goran, sous-directrice de la documentation au ministère de la Justice et des Droits de l'Homme, a rappelé qu'aucun héritier n'est légalement contraint d'accepter une succession en Côte d'Ivoire. Le patrimoine successoral regroupe l'ensemble des biens du défunt, où qu'ils se trouvent, mais aussi la totalité de ses dettes.
Face à une succession déficitaire, l'héritier peut donc y renoncer pour protéger ses propres finances. S'il choisit d'accepter, deux options s'offrent à lui : reprendre biens et dettes dans leur intégralité, au risque d'engager son patrimoine personnel, ou limiter sa responsabilité aux seuls biens reçus. Sans décision expresse dans un délai de cinq ans, l'héritier est automatiquement considéré comme acceptant.
Pour être éligible à une succession, la loi exige d'être en vie au moment du décès — ou à défaut, déjà conçu — et de ne pas avoir été déclaré indigne.
La juriste a par ailleurs souligné que la réforme en cours du droit successoral ivoirien vise à adapter la loi aux réalités sociales actuelles, tout en maintenant les principes fondamentaux : ordre de priorité des héritiers et protection de la réserve héréditaire. Elle a averti que sans une meilleure connaissance de ces droits, les successions resteront source d'inégalités et d'insécurité juridique pour les familles.





