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Aïd el-Kébir ou Tabaski 2026 en Côte d'Ivoire : le bétail local au cœur des préparatifs


Mardi 12 Mai 2026

Le ministère des Ressources animales a reçu lundi 11 mai une délégation du CODISS pour préparer l'approvisionnement en bétail à l'occasion de la Tabaski 2026 en côte d'Ivoire.



Aïd el-Kébir ou Tabaski 2026 en Côte d'Ivoire
Aïd el-Kébir ou Tabaski 2026 en Côte d'Ivoire
Assoumany Gouroménan, directeur de cabinet représentant le ministre des Ressources animales et halieutiques Sidi Tiémoko Touré, a reçu lundi 11 mai 2026 une délégation du Conseil suprême des imams, des organisations et structures sunnites (CODISS), conduite par son secrétaire exécutif général, l'imam docteur Diarra Siaka. La rencontre portait sur les préparatifs de la Tabaski 2026 et sur la stratégie d'approvisionnement en animaux de sacrifice sur l'ensemble du territoire ivoirien.

Les deux parties ont examiné les conditions d'accès au bétail dans les différentes régions du pays, en privilégiant la production nationale. Il a été acté lors des échanges que les animaux issus de l'élevage local répondent aux critères islamiques requis pour l'immolation, ce qui constitue un argument de poids pour orienter les achats des fidèles vers les producteurs ivoiriens.

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Le directeur de cabinet a demandé aux guides religieux présents de relayer ce message auprès des communautés musulmanes à travers des actions de sensibilisation. L'objectif affiché est de soutenir les éleveurs nationaux tout en garantissant aux ménages des animaux conformes aux exigences religieuses et sanitaires.

Les échanges se sont conclus sur un engagement commun à renforcer la coopération entre le ministère et le CODISS pour les prochaines éditions de la Tabaski, au-delà de la seule édition 2026.

Un enjeu économique et religieux pour la filière bétail en Côte d'Ivoire

La Tabaski, appelée également Aïd el-Kébir, génère chaque année une demande soutenue en moutons et caprins sur l'ensemble du territoire ivoirien. Une large partie du bétail commercialisé lors de cette fête provient traditionnellement des pays sahéliens voisins, notamment du Mali, du Burkina Faso et du Niger. Encourager les fidèles à se tourner vers la production locale vise à réduire cette dépendance aux importations et à améliorer les revenus des éleveurs ivoiriens, dont beaucoup opèrent dans les régions du nord et du centre du pays.

Le ministère des Ressources animales et halieutiques pilote depuis plusieurs années des programmes de renforcement des capacités des éleveurs, dans le cadre de la stratégie nationale de développement de l'élevage. L'implication des autorités religieuses dans la promotion des races locales constitue un levier inédit pour influencer les comportements d'achat des ménages à l'approche de la fête.







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