Au cœur de leurs préoccupations figurent le logement, la scolarisation des enfants, les revenus des ménages et l’identification précise des personnes touchées par les opérations.
Les déguerpis de Vridi 3 demandent un dialogue avec les autorités
Lors d’une conférence de presse organisée à Port-Bouët Vridi 3, le président du collectif, Traoré Saïdou, a appelé les autorités à échanger directement avec les familles concernées.
Les opérations de déguerpissement ont débuté le 2 juin 2026. Selon le collectif, elles ont fortement perturbé le quotidien de nombreux ménages.
« Nous demandons aux autorités d’entendre les populations », a déclaré Traoré Saïdou.
Le collectif souhaite notamment établir un état des personnes affectées en associant les différentes parties. Il réclame aussi une attention particulière pour les familles qui ne disposent pas d’une solution durable de logement.
Les représentants demandent également des mesures spécifiques pour les enfants et les personnes vulnérables. Ils souhaitent que les administrations concernées coordonnent leurs actions afin d’apporter des réponses adaptées.
Un recensement en cours pour mesurer l’ampleur des conséquences
Pour le collectif, les difficultés ne se limitent pas à la perte d’un logement. Les conséquences toucheraient également la scolarité, les activités professionnelles et les ressources des familles.
Des biens et des documents importants auraient aussi été perdus. Le collectif évoque par ailleurs plusieurs décès parmi les personnes confrontées aux conséquences de la situation.
En l’absence de données précises sur le nombre total de personnes affectées, les membres du collectif ont lancé leur propre recensement. Ils indiquent avoir identifié 289 propriétaires et 500 locataires, soit 789 personnes dans ces deux catégories.
Le collectif précise toutefois que ce chiffre reste provisoire. Le recensement se poursuit et ne couvre pas nécessairement toutes les personnes concernées.
Traoré Saïdou demande enfin qu’un examen documenté permette de déterminer les circonstances et les conséquences humaines des opérations. Il assure que le collectif ne s’oppose pas aux projets d’aménagement urbain ni aux mesures destinées à protéger les populations contre les risques.
Pour les déguerpis de Vridi 3, l’enjeu est désormais d’associer ces opérations à un accompagnement des personnes contraintes de quitter leur lieu de vie. Le dialogue, le recensement et la prise en compte des situations les plus fragiles constituent leurs principales demandes.
