Lundi 4 mai 2026, 12h37. Au carrefour de la Rue du Canal, à Marcory — l'un des points de trafic les plus denses d'Abidjan —, un homme grand, d'environ 1m90, peine à tenir debout sur le trottoir. Il tient en main un sachet de médicaments. La chaleur est pesante.
Un jeune sergent en faction au milieu de la voie l'aperçoit. Il immobilise d'un grand geste toutes les files de véhicules, traverse la chaussée et tend son bras à l'inconnu. L'homme, de forte corpulence, s'y appuie entièrement. Le policier, de taille plus modeste, le guide pas à pas jusqu'à une boutique climatisée, l'y installe, puis retourne à son poste sans un mot de trop. C'est cette scène que Vincent Toh Bi Irié, président du mouvement Aube Nouvelle, a observée depuis son véhicule et relatée dans une tribune publiée mercredi 6 mai 2026.
Lire aussi : Vincent Toh Bi s'interroge : "Est-on obligé de confisquer les libertés pour développer un pays ?"
« Voici l'opinion que je me fais du service public », écrit-il. Pour le responsable politique, l'acte du sergent Doua G. Sébastien — dont il a lu le nom sur le badge — illustre ce que devrait être toute administration : « le dévouement aux citoyens et le service gratuit à la communauté ».
Un jeune sergent en faction au milieu de la voie l'aperçoit. Il immobilise d'un grand geste toutes les files de véhicules, traverse la chaussée et tend son bras à l'inconnu. L'homme, de forte corpulence, s'y appuie entièrement. Le policier, de taille plus modeste, le guide pas à pas jusqu'à une boutique climatisée, l'y installe, puis retourne à son poste sans un mot de trop. C'est cette scène que Vincent Toh Bi Irié, président du mouvement Aube Nouvelle, a observée depuis son véhicule et relatée dans une tribune publiée mercredi 6 mai 2026.
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« Voici l'opinion que je me fais du service public », écrit-il. Pour le responsable politique, l'acte du sergent Doua G. Sébastien — dont il a lu le nom sur le badge — illustre ce que devrait être toute administration : « le dévouement aux citoyens et le service gratuit à la communauté ».
Le Botswana en contre-exemple positif
Dans sa réflexion, Toh Bi Irié convoque une expérience personnelle datant de 2004, lors d'élections à Gaborone, au Botswana. Il y avait découvert que des bureaux de vote étaient installés dans des commissariats de police — une configuration qui l'avait surpris en tant qu'Ouest-Africain habitué aux tensions électorales. Les représentants des partis d'opposition botswanais, eux, n'y voyaient aucun problème : la police portait rarement des armes et bénéficiait d'une confiance populaire solide.
Ce parallèle nourrit sa critique d'un défaitisme ambiant en Côte d'Ivoire, où certains fonctionnaires dévoués se font dire qu'ils « ne changeront pas le monde ». « Non, ce n'est pas vrai », répond-il. Pour le président d'Aube Nouvelle, les petits actes d'autorité exercés avec humanité transforment concrètement la vie des citoyens. « On peut changer le monde. Et ce lundi 4 mai 2026, à 12h37, ce jeune policier, au carrefour, a changé le monde en quelques instants. »
Ce parallèle nourrit sa critique d'un défaitisme ambiant en Côte d'Ivoire, où certains fonctionnaires dévoués se font dire qu'ils « ne changeront pas le monde ». « Non, ce n'est pas vrai », répond-il. Pour le président d'Aube Nouvelle, les petits actes d'autorité exercés avec humanité transforment concrètement la vie des citoyens. « On peut changer le monde. Et ce lundi 4 mai 2026, à 12h37, ce jeune policier, au carrefour, a changé le monde en quelques instants. »


